Faut-il sauver le lapin Nabaztag ?

Face aux difficultés financières, Violet, la société française qui a créé le Nabaztag le lapin connecté à Internet, est en redressement judiciaire depuis le 30 juin. L’entreprise se cherche donc un repreneur, et ce, avant le 4 septembre. Faute de quoi, le fameux lapin Nabaztag, animé à distance par les serveurs de Violet, restera immobile à jamais.

Un groupe de personnes à lancé une initiative pour sauver Nabaztag en créant un CBO (Customer Buy Out) pour racheter la société Violet. Si l’objectif de financement recherché est de deux millions d’euros, l’initiative a pour le moment recueilli des promesses pour un montant tout juste supérieur à cent mille euros.

Si la disparition de la société Violet ôtera la vie à tous les Nabaztag dans la nature, elle rendra surtout inconsolables des milliers de geeks, accros à leur Nabaztag. Sans doute est-ce ceux là que l’on retrouve dans la volonté de ne pas voir disparaître la société Violet. Mais n’est -ce pas, malheureusement, le triste sort de nombreuses sociétés geek qui n’ont pas trouvé de modèle économique pérenne ? Cette nouvelle reste cependant troublante à l’heure où d’autres sociétés françaises, à l’image de la société Withings et sa balance connectée, sortent des produits connectés ancrés dans notre quotidien. Pourquoi Violet n’a t-il pas réussi à s’ancrer sur le marché de l’Internet des objets ?

Rassurons-nous, un bruit court comme quoi la société Iliad, maison mère de Free, serait intéressée par une reprise de Violet. Ce mariage ajouterait sans doute un peu de folie à la Freebox qui, au delà de ses fonctionnalités généreuses, est quand même un peu trop sage.

La réponse début septembre… En attendant, la mobilisation des geeks sera intéressante à suivre.