Faut-il se précipiter sur IP v6 ?

Alors que les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) français commencent à proposer le support de l’adressage en IP v6, faut-il vraiment se précipiter pour basculer sur le nouveau mode d’adressage ?

Cette migration pourrait comporter plus de risques que d’avantages.

Le besoin d’adresses IP ne cesse de croître avec l’apparition de nombreux appareils connectés aux réseaux. La migration d’IP v4 vers IP v6 a pour but notamment de résoudre les limites d’adressage intrinsèques à IP v4 en portant la capacité d »adressage de 232 soit 4 294 967 296 adresses IPv4 possibles à environ 3,4 × 1038 adresses, soit 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456, soit encore, pour reprendre l’image usuelle, plus de 667 millions de milliards d’adresses par millimètre carré de surface terrestre (ça devrait suffire pendant quelques années).

Des technologies embarquées sur les routeurs telles que la translation d’adresses réseau (NAT) a permis de retarder l’échéance de plusieurs années. La migration commence à monter en puissance timidement. Il est notamment prévu que l’infrastructure informatique des Jeux Olympiques de Beijing soit basée sur IP v6.

Dans cette optique, les systèmes d’exploitation actuels permettent, voire, autorisent par défaut les connexions en mode IP v6. Cependant, d’après un article récemment publié dans la revue Wired, en raison d’un trafic encore très faible de nombreux logiciels de protection ne supporteraient pas le nouveau système d’adressage IP v6. Les systèmes configurés pour supporter le mode d’adressage IP v6 présenteraient donc des failles de sécurité et seraient donc vulnérables.

Si vous n’en avez pas absolument besoin, n’hésitez pas à désactiver le support de l’adressage IP v6 sur votre machine. Dans le cas contraire, assurez-vous que vos outils de protection supportent correctement le mode d’adressage IP v6.

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