La magnifique leçon de marketing de Steve Jobs

Tout stagiaire en marketing connait la règle des quatre P qui veut que, correctement positionné, le bon produit au bon prix et soutenu par une bonne promotion a toutes les chances de rencontrer le succès. Si le succès de l’iPhone et de l’iPad ne peut être contesté, les annonces récentes de divers constructeurs informatiques ne font que renforcer la force de la vague.

En vrac :

  • Nokia est en déroute complète et arrête le système d’exploitation Symbian.
  • HP, pourtant le leader mondial des microordinateurs, jette l’éponge sur le marché des microordinateurs alors qu’il vient juste d’arrêter l’aventure sur les tablettes portant chèrement lancée avec le rachat du prometteur WebOS à Palm.
  • Google se dit obligé d’acheter la partie téléphones portables de Motorola afin de disposer des brevets lui permettant de protéger son aventure Android.
  • Et ne parlons pas de Microsoft qui, bien qu’ayant tenu tête à Palm sur le marché des organiseurs de poche,  n’a jamais réussi à percer sur les marchés des Smartphones et des tablettes interactives.

Bref, il semblerait que Steve Jobs ait trouvé la bonne formule pour réussir sur un marché pourtant vierge.

Sale temps pour Microsoft

Que de nouvelles dans le pré-carré de Microsoft ces derniers temps. On ne sait même comment plus les hiérarchiser. Rappelons en donc quelques unes en vrac.

  • L’iPhone puis l’iPad chamboulent complètement le marché des smartphones.
  • HP rachète Palm et s’intéresse fortement à WebOS pour ses futurs appareils nomades.
  • Google annonce le Chrome Web Store dédié aux applications web destiné à Google Chrome mais aussi au nouvel OS Chrome OS.
  • Android de Google dépasse Windows Mobile sur les smartphones.
  • Office rencontre un terrain de plus en plus encombré avec les solutions Open Source ou web.
  • HTML5 fait de plus en plus de bruit et pourrait sonner le glas des formats propriétaires.
  • etc.

Microsoft se voit donc attaqué sur sa position monopolistique sur le marché des systèmes d’exploitation comme sur sa vache à lait que constitue la suite bureautique Office.

J’avais beaucoup apprécié le pari de Palm avec le Palm Pré qui est ni plus ni moins qu’un navigateur Internet hardware. L’arrivée des diverses plateformes réservera encore des surprises avec des produits qui seront, en pratique, des navigateurs accédant à Internet avec une autre ergonomie mais surtout sans passer par le sempiternel ordinateur de bureau ou portable..

Microsoft aurait-il raté le virage de la mobilité comme il avait raté le virage d’Internet avant de déclarer les hostilités en imposant Internet Explorer ?