Le Chromecast de Google

Le Chromecast de Google commence à être disponible en France. Mon côté geek ne résiste plus à l’envie de jouer avec ce nouveau gadget de Google.

Encore non disponible sur Google Play, Chromecast est disponible au compte gouttes sur Amazon.fr.

Hop, deux jours après la commande, voici le Chromecast branché.

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Petite spéculation autour de Google Glass

Avec les annonces récentes de lancement des applications Facebook et twitter pour Google Glass, il est permis de se lancer dans quelques spéculations sur ce que sera la vie avec la généralisation des Google Glass.

Un bref récapitulatif des technologies en présence.

Pour faire simple, nous disposons d’un terminal géolocalisé avec une caméra et un accès à Internet plus deux, trois autres gadgets. En pratique, Google Glass peut donc « voir » et « situer » tout type d’information. Les applications souvent présentées couvrent toutes sortes de déclinaisons des possibilités apportées par la réalité augmentée mais restent bien sages.

La connexion à Internet nous permet de disposer d’un effet de levier informatique sur l’information visuelle et géographique disponible. Il suffit d’avoir testé des algorithmes de reconnaissance faciale pour rapidement imaginer toutes sortes de fonctionnalités.

En pratique, vous utilisez un ordinateur qui sait qui vous êtes, où vous êtes, ce que vous voyez, qui sait potentiellement reconnaître les personnes que vous croisez et qui peut envoyer toutes ces informations vers tel ou tel service avec tous les croisements de données envisageables. De plus, l’actualité est riche d’exemples d’applications qui aspirent, souvent sans notre consentement clairement compris, le contenu du carnet d’adresses stocké sur notre smartphone. Dans un autre registre, le ciblage publicitaire nous étonne de plus en plus chaque jour. Il n’est donc pas besoin d’être paranoïaque pour imaginer le champ des possibles avec les données récoltées par Google Glass.

Devant le volume de données, sera t-il encore possible d’y adosser un contrôle quelconque à la façon de la CNIL en France ? Que peut déjà aujourd’hui cette même CNIL devant les informations stockées par Facebook récoltées soit directement, soit avec son Social Graph ? Et ne parlons même pas ici de Big Data…

De plus, quid des détournements possibles, des usages non publiés de ces outils ? Enfin, lorsque l’on voit l’information sur notre vie que stockent déjà nos téléphones portables, on est en droit d’imaginer des scenarii aujourd’hui insupportables.

Nul ne sait imaginer toutes les applications possibles. Il est cependant fort à parier que la notion de vie privée va devoir être sérieusement défendue ou redéfinie.

La magnifique leçon de marketing de Steve Jobs

Tout stagiaire en marketing connait la règle des quatre P qui veut que, correctement positionné, le bon produit au bon prix et soutenu par une bonne promotion a toutes les chances de rencontrer le succès. Si le succès de l’iPhone et de l’iPad ne peut être contesté, les annonces récentes de divers constructeurs informatiques ne font que renforcer la force de la vague.

En vrac :

  • Nokia est en déroute complète et arrête le système d’exploitation Symbian.
  • HP, pourtant le leader mondial des microordinateurs, jette l’éponge sur le marché des microordinateurs alors qu’il vient juste d’arrêter l’aventure sur les tablettes portant chèrement lancée avec le rachat du prometteur WebOS à Palm.
  • Google se dit obligé d’acheter la partie téléphones portables de Motorola afin de disposer des brevets lui permettant de protéger son aventure Android.
  • Et ne parlons pas de Microsoft qui, bien qu’ayant tenu tête à Palm sur le marché des organiseurs de poche,  n’a jamais réussi à percer sur les marchés des Smartphones et des tablettes interactives.

Bref, il semblerait que Steve Jobs ait trouvé la bonne formule pour réussir sur un marché pourtant vierge.

Le futur de la radio vu par Pierre Bellanger

Six ans après une première réflexion sous la forme d’une livre électronique « La convergence c’est le code« , Pierre Bellanger, le fondateur de la radio skyrock, revient avec une réflexion sur le futur de la radio sous la forme d’un livre électronique : « La radio IP : une vision de la radio à l’âge de l’Internet« .

Pierre Bellanger pose ici la question du futur de la radio au vu des bouleversements qu’apportent les nouvelles technologies numériques. Il n’est qu’à voir l’hécatombe d’autres industries n’ayant pas su ou voulu se poser les questions de ces bouleversements et de leurs conséquences. N’a t-on pas vu l’industrie du disque faire une résistance qui, pour certains, paraissait vaine et dépassée alors que de nouveaux challenges s’offraient à elle.

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Google abandonne Wave

Un peu plus d’un an après avoir annoncé Wave et quelques semaines après l’avoir officiellement intégré dans l’offre payante Google Apps, Google profite de la torpeur de l’été pour annoncer l’abandon de Wave.

Tous les geeks regretteront sans doute cette annonce. En effet, quoi de plus geek que d’imaginer un travail collaboratif en utilisant sa tablette iPad, Android ou autre ? Malheureusement, il semblerait que Google Wave n’ait pas séduit au delà de ce fameux cercle de geeks, capables d’adopter tout nouvelle technologie, pourvu qu’elle soit nouvelle.

Fruit d’un développement de l’équipe australienne de Google, Google aurait-il annoncé Wave l’année dernière dans le seul objectif d’opposer une annonce à celle de Microsoft lançant Bing, son moteur de recherche marchant sur le pré carré de Google ? Ceci n’est sans doute pas à exclure.
De nombreuses opinions semblent privilégier la version selon laquelle Google serait passé à l’ère post-web et mettrait la priorité sur le mobile. Il est vrai que de ce côté le potentiel est énorme avec l’arrivée directe des pays émergeant qui ne passent pas par l’étape du web tel que nous le connaissons. Google a ici un rôle à jour avec Chrome et Android (Lire : Chrome OS, une vraie vision ?)
Si tel est le cas, on ne pourra que donner raison aux stratèges de Google tout en regrettant cependant l’abandon d’un produit proposant une approche originale même si elle se cherchait encore. Ceci dit, il ne serait pas très étonnant de voire ressurgir Google Wave sous une forme ou une autre sur les prochaines plateformes. S’il est toujours difficile d’avoir raison trop tôt, certaines innovations permettent cependant de disposer d’une avance pour peu qu’on en ait les moyens…

Et pour vous, que sera la vie sans Google Wave ?

Sale temps pour Microsoft

Que de nouvelles dans le pré-carré de Microsoft ces derniers temps. On ne sait même comment plus les hiérarchiser. Rappelons en donc quelques unes en vrac.

  • L’iPhone puis l’iPad chamboulent complètement le marché des smartphones.
  • HP rachète Palm et s’intéresse fortement à WebOS pour ses futurs appareils nomades.
  • Google annonce le Chrome Web Store dédié aux applications web destiné à Google Chrome mais aussi au nouvel OS Chrome OS.
  • Android de Google dépasse Windows Mobile sur les smartphones.
  • Office rencontre un terrain de plus en plus encombré avec les solutions Open Source ou web.
  • HTML5 fait de plus en plus de bruit et pourrait sonner le glas des formats propriétaires.
  • etc.

Microsoft se voit donc attaqué sur sa position monopolistique sur le marché des systèmes d’exploitation comme sur sa vache à lait que constitue la suite bureautique Office.

J’avais beaucoup apprécié le pari de Palm avec le Palm Pré qui est ni plus ni moins qu’un navigateur Internet hardware. L’arrivée des diverses plateformes réservera encore des surprises avec des produits qui seront, en pratique, des navigateurs accédant à Internet avec une autre ergonomie mais surtout sans passer par le sempiternel ordinateur de bureau ou portable..

Microsoft aurait-il raté le virage de la mobilité comme il avait raté le virage d’Internet avant de déclarer les hostilités en imposant Internet Explorer ?

Les Google Webmaster Tools s’enrichissent

Au delà des incontournables outils connus par la majorité des utilisateurs d’Internet, Google propose des outils très précieux pour les webmasters, les personnes en charge de la création, de la réalisation et du bon fonctionnement des sites web. Fidèle à la philosophie, ces outils sont gratuits et se veulent être destinées à améliorer le web.

Parmi ceux-ci, les plus anciens sont sans doute les Google Webmaster Tools. Longtemps réservés à vérifier qu’un site web était conçu de façon à permettre son indexation correcte, les Google Webmaster Tools viennent de recevoir une belle mise à jour permettant de mieux connaître son référencement et la transformation de celui-ci sur les différentes requêtes soumises au moteur de recherche de Google.

On se délectera de suivre le nombre d’affichages quotidien et le taux de clic correspondant aux résultats de chaque requête. Avec un taux de conversion de 60 % à 75 %, on y voit clairement l’importance d’une présence en première ligne des résultats de recherche. On y voit aussi l’illustration du phénomène de la longue traîne qui génère du trafic entrant sur de nombreuses requêtes périphériques au sujet principal.

Cette information ravira les gourmands de chiffres. Les principaux enseignements restent toujours un contenu pertinent et la sempiternelle recherche de liens entrants optimisés qui restent la meilleure garantie d’une bonne place dans les résultats de recherche.

Chrome OS, une vraie vision ?

Il y a un peu plus d’un an, après mes premiers essais avec Google Chrome, j’évoquais déjà la notion d’un système d’exploitation basé sur Chrome pour exécuter les diverses applications en ligne du même éditeur. Un an après, voici que l’annonce est devenue officielle, Google a annoncé son système d’exploitation dont le cœur est constitué d’un cœur Linux optimisé capable de faire tourner Google Chrome et toutes les applications web sur de nombreuses machines avec une puissance de traitement limitée. Rien de vraiment surprenant donc ici…

Google Chrome

Depuis cette annonce, on assiste à de longs débats à savoir si Google va détrôner Microsoft sur le marché, ô combien lucratif, du marché du PC.

Sans entrer dans de sempiternels débats techniques, je pense que ceux qui alimentent ce genre d’arguments se trompent.

Avant de trancher ce débat, je pense qu’il faut ici faire un parallèle entre les marchés du PC et celui des téléphones portables.

En effet, on constate que l’envol du marché du téléphone portable est notamment poussé par les pays en voie de développement qui ne passent pas par la trop coûteuse case de l’infrastructure téléphonique câblée pour passer directement à celle du téléphone cellulaire. Très logiquement, ces pays vont sans doute passer directement à l’accès mobile à Internet (qui oserait croire à une campagne d’équipement en haut débit quand on voit la difficulté à en équiper les Etats-Unis ?).

Et si le pari de Google était celui-ci ? C’est à dire de parier que le vrai prochain développement d’Internet se trouverait dans les pays en voie de développement qui ne passeraient pas massivement pas la case PC mais directement à la case du terminal mobile connecté à Internet, et ce, pour de multiples raisons. On peut en effet trouver ici de multiples raisons telles que de ne pas entrer dans le jeu de Microsoft qui consiste à alimenter la course au besoin de puissance de traitement ou « le chacun son PC » en pratique, pour de simples raisons financières. Le projet OLPC est aussi passé par là, montrant que les ordinateurs survitaminés n’étaient qu’une histoire de marketing.

Il y a certes de nombreux autres débats à voir Google contrôler un système d’exploitation en ligne mais la question économique n’est pas innocente pour quelques milliards d’utilisateurs futurs…

Google Public DNS

Dans sa frénésie à vouloir un Internet plus rapide (Lire Google vous veut du bien), voici une nouvelle initiative de Google. Google Public DNS se propose de remplacer les fonctions DNS généralement proposées par votre fournisseur d’accès et, bien sur, d’accélérer le service rendu.

Google Public DNS

Le service ici est similaire à celui proposé par OpenDNS mais est dépourvu de fonctionnalités annexes telles que le filtrage DNS. Pour essayer, il vous suffit de configurer vos serveurs DNS avec les adresses 8.8.8.8 et 8.8.4.4. On notera l’effort sur la simplicité des adresses IP.

Pour ma part, je ne note pas une différence de service notable avec celle obtenue avec OpenDNS.

Google vous veut du bien

Coup sur coup, deux évolutions sur des outils Google pour les webmasters ont été annoncées pour votre bien… enfin, le bien de votre site !

D’un côté, les Google Webmaster Tools s’enrichissent d’une mesure de vitesse d’accès aux sites. Quelques pistes d’optimisation sont alors proposées. On retrouve les sempiternelles optimisations : regrouper les fichiers Javascript, réduire le nombre de requêtes à des domaines différents et la compression Gzip. On se tournera toujours vers l’extension Page Speed pour Firefox pour une analyse plus poussée.

D’un autre côté, l’outil de mesure d’audience Google Analytics propose une modification de son code permettant de ne pas pénaliser les pages suivies par la mise en place d’un suivi asynchrone.  L’effet se remarquera sans doute davantage sur les connexions lentes. C’est tout bête, encore fallait-il y penser…