Là-bas si j’y suis

Vendredi, c’était la dernière de Là-bas si j’y suis, pour cette saison. Un petit article pour parler de cette émission essentielle diffusée sur France Inter depuis plus de vingt ans, Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet. Pour ma part, Daniel Mermet rimera toujours avec Dans les rues de Paramaribo, il y a une rue qui monte et qui ne descend jamais, émission de création radiophonique faisant partie de L’oreille en coin, fameuse émission dominicale sur France Inter diffusée dans les années 70.

Pour en revenir à l’émission, elle est impossible à résumer. Parmi les portraits réalisés dans l’émission, des personnages essentiels à notre quotidien tels qu’Ambroise Croizat, Jean Zay, Charles Palant. Des portraits aussi de personnes plus inconnues mais d’une réalisation impeccable, d’une grande humanité. Des débats avec l’équipe du Monde Diplomatique. Un reportage dans les usines de la honte au Bangladesh bien avant l’accident médiatisé, un entretien approfondi avec l’auteur de la Théorie des drones, etc.. Tout plein d’autres choses encore… Un grand panorama social et sociétal de notre monde.

L’émission a aussi fédéré tout un réseau de cafés repaires des AMG (Auditeurs Modestes et Géniaux tels que souvent salués par Daniel Mermet).

Une émission essentielle à écouter ou à podcaster. Un site d’archives existe sur la-bas.org.

Le retour de Didier Porte

Une semaine après son éviction de l’antenne de France Inter (Lire J’ai mal à ma France Inter), Didier Porte est de retour… sur Arrêt sur Images sur le même créneau horaire que celui qu’il occupait avec sa chronique le jeudi matin.

Pour retrouver Didier Porte, il suffit de se rendre sur le site d’Arrêt sur images ou de s’abonner au podcast.

Longue vie à cette nouvelle chronique.

Liens :

J’ai mal à ma France Inter

J’ai mal à ma France Inter.

« France Inter c’est ma radio. » Associant quelques émissions phares de la station telle que Radioscopie de Jacques Chancel ou les tribunaux du flagrant délire de Claude Villers à certains moments de sa vie, la dernière chronique de François Morel dont j’emprunte ici ces quelques mots ne saurait mieux refléter mon état d’esprit, de l’état d’esprit de nombreuses personnes.

J’ai mal à ma France Inter. Les décisions récentes de la direction de la chaîne, tant par leur forme que par leur fond, touchent au plus profond du lien établi entre France Inter et ses auditeurs.

En effet, France Inter n’est pas une radio comme les autres. Elle a su créer des liens forts et durables avec ses auditeurs. Ainsi, le départ de Kriss fin 2009 fut très émouvant. La qualité de ces liens est notamment due au fait que France Inter s’adresse à l’intelligence de ses auditeurs.

France Inter est ainsi tellement synonyme de la France, impertinente et irrévérencieuse.

Plus, avec France Inter, la démocratie française s’est toujours grandie. Montrant que la tolérance est dans l’acceptation des contradicteurs, aussi zélés soient-ils. Et, si irrévérence il y a, ne répond-elle pas à un pouvoir devenu caricaturalement sourd et indifférent à la vie de la nation, ne protégeant que les intérêts d’une « élite », d’un modèle.

Or, voici qu’avec l’annonce de la grille de rentrée, chroniques et émissions sont supprimées, parmi lesquelles les chroniques emblématiques de Stéphane Guillon et de Didier Porte, et il est difficile de n’y voir qu’une simple cohérence d’antenne, qu’une simple redéfinition d’une grille des programmes.

Au revoir aussi à l’émission Et pourtant elle tourne de Jean-Marc Four. Il semblerait que Daniel Mermet ai sauvé son émission…

Si ce n’est pas la première fois que l’antenne de France Inter est reprise en mains, celle-ci est pour le moins vigoureuse. Et on ne peut pas s’empêcher d’y voir, à deux ans des prochaines élections présidentielles, une mise en cohérence de l’appareil de communication généralisée du gouvernement. L’occasion de relire le supplément de Marianne, le vrai Sarkozy. Chassez le naturel…

Kriss

Kriss, la voix mythique de France Inter et de FIP, est partie il y a quelques jours.

Parler de Kriss renvoie à mes premières découvertes de la radio au milieu des années 70 avec des émissions comme Marche ou rêve de Claude Villers mais surtout l’Oreille en Coin de Jean Garretto et Pierre Codou. Emission résolument collective, véritable tunnel radiophonique du dimanche alternant avec beaucoup de justesse émissions comiques et créations radiophoniques, certaines voix s’en détachaient comme celles inoubliables de Kriss et de Claude Dominique, certaines voix sont encore présentes sur l’antenne de France Inter comme celles de Paula Jacques, Daniel Mermet, Denis Cheissoux, Marie-Odile Monchicourt, etc.. Mais Kriss, c’était aussi des émissions en 2009 encore avec son ton jovial inégalé et sa relation toute particulière avec les auditeurs. Le générique seul déjà donnait de la légèreté et parlait à l’âme. De la radio qui ne se contente pas d’enchaîner musique et publicité.

Ce qu’il y a de bien à la radio, c’est l’absence de l’image qui laisse libre court à l’imagination. Kriss a servi cette haute image de la radio avec un talent et une sensibilité incroyables.

« …elle avait participé à m’ouvrir l’imagination vers d’autres formes de radio. Il y a bien longtemps. » Yves B.

L’émission hommage diffusée dimanche 22 novembre a su trouver le ton juste. Merci Kriss.

Lire :

Mes 10 podcasts favoris

Me déplaçant beaucoup, l’écoute de podcasts me permet de rester au courant sans avoir à m’imposer de contraintes. Le piège étant qu’on se trouve rapidement inondé par des heures de programmes et incapable d’écouter tous les podcasts téléchargés.

Si de nombreux podcasts français ne sont que de simples extractions d’un programme radio, certains podcasts américains sont de vraies productions spécifiques et particulièrement adaptées à ce format court.

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