Nagra revient, enfin !

Pour tout le monde, Nagra a longtemps été synonyme de magnétophones que nous avons tous vu en bandoullière de journalistes radio / TV ou sur les plateaux de cinéma. Cette omniprésence était due, au dela des qualités audio de ces magnifiques produits suisses, à leur résistance aux circonstances extrêmes. En effet, quelle que soit la destination, le Nagra revenait entier.

Le virage vers l’audio numérique s’est malheureusement fait dans la douleur. Il y a bien eu le Nagra-D, une machine à bande hors de prix, puis, avec l’avènement de la dématérialisation du support, la gamme des Nagra Ares au succès mitigé.

Voici que Nagra revient avec une machine actuelle, le Nagra VI, destinée à l’enregistrement nomade, essentiellement pour les plateaux de cinéma donc. Le Nagra VI est un enregistreur portable à disque dur pouvant enregistrer 6 pistes simultanément en 24 bits 96 kHz.

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Après le succès du Cantar-X de la société Aaton, Nagra se devait de réagir pour revenir sur un de ses marchés de prédilection.

Le Nagra VI se fixe donc cet objectif. Sur un marché où l’entrée de gamme est occupé par les machines Fostex et le haut de gamme par le Cantar-X, la tâche semble rude, gageons que l’effet de marque soit encore porteur.

Le Nagra VI enregistre des fichiers BWF/iXML sur disque dur interne 2.5″ de 120 Go et sur carte Compact Flash amovible. Il dispose d’une matrice intégrée et de deux décodeurs M/S. Il dispose aussi de deux entrées numériques AES-3. On regrettera ici l’absence du support de l’AES-42 qui semble décidément avoir du mal à trouver sa voie sur les produits. Enfin, il est muni de connexions USB 2.0 (Host et Device) pour les échanges de fichiers.

L’avenir dira si le produit trouve son marché.

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Le premier enregistrement sonore était français

Aussi étonnant que cela paraisse, après de 150 ans, le premier enregistrement sonore vient d’être découvert (durant l’été 2007 pour être précis) et il est français…

En effet, grâce aux techniques modernes, des chercheurs américains ont réussi à faire renaitre un enregistrement sonore datant d’avant 1860, soit 17 ans avant l’invention du phonographe par Thomas Edison. L’auteur de cet enregistrement est français, Edouard-Léon Scott de Martinville. Mais à l’époque et aussi étonnant que cela puisse paraître, celui-ci ne pensait pas qu’il était possible de réécouter ses enregistrements. En effet, son « phonautographe » était bien capable d’inscrire une vibration sonore sur du papier noirci mais aucune technique ne permettait alors de rejouer ses enregistrements.

Les technologies modernes ont cependant permis à l’association First Sounds (« premiers sons ») dont l’objectif est de rechercher, de restaurer et de rendre publics le plus vieil enregistrement sonore de l’humanité à partir de deux « phonautogrammes » accompagnant les brevets déposés en 1857 et 1859 ( Ecouter Au clair de la lune).

Bien que dans la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs personnes, le britannique Alexander Graham Bell, inventeur du téléphone, ou le français Charles Cros avec le paléophone, travaillaient comme Scott à essayer d’écrire la représentation visuelle du son, Thomas Edison demeure le premier à avoir reproduit l’un des ses enregistrements avec son phonographe.

Ayant appris l’invention du phonographe par Thomas Edison et voulant faire valoir sa propre contribution, il a écrit dans l’introduction de son dernier livre mémoire de 1878 « Je ne demande pour mes efforts qu’une seule récompense (…) de ne pas oublier de prononcer mon nom dans cette affaire… ». Ce modeste billet est rédigé dans cette philosophie.

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