Prime à la casse

Annoncé aujourd’hui, voici le grand retour de la prime à la casse. La différence ? Cette année, ce sera la Sarkozette « des mesures pour soutenir l’automobile avec, notamment, la création d’une prime à la casse de 1000 euros pour les français qui se débarrasseront d’un véhicule de plus de dix ans pour en acheter un neuf ».

Si le bénéfice à court terme d’emploi est prévisible (à défaut d’être certain), qu’en est-il d’aider plutôt au recul de la place de la voiture en ville ?

France Autopartage pourrait sans doute militer pour que cette prime soit aussi attribuée à ceux qui se débarassent d’un véhicule pour adhérer à un service d’AutoPartage. Voilà une mesure qui serait résolument moderne.

Okigo, l’autopartage devient commercial

L’autopartage est décidément un sujet qui monte (voir Déjà 400 jours sans ma voiture).

Après diverses initiatives associatives, voici que des sociétés commerciales, Avis et Vinci en l’occurrence, lancent un service qui se rapproche de l’autopartage. Réservation en ligne, location à la demi-heure, retour au parking de départ, 4 € TTC de l’heure et 0,35 € TTC le kilomètre, à ce tarif, parking, essence et assurance sont inclus. Quant à l »adhésion, elle coûte 9,90 € TTC par mois avec un engagement minimal de douze mois. La seule différence ici est qu’on est dans un environnement commercial, tout est tarifé ! Par exemple 30 € TTC l’heure de retour en retard, gloups…

Avec un nom très marketing (comprenez à l’anglaise : OK I go), la conjugaison des métiers de loueur de voitures à celui de gestionnaire de parking semble logique pour lancer un tel service.

Disponible à Paris et Rouen pour le moment, gageons que ce service se déploiera et proposera d’autres combinaisons judicieuses, pourquoi pas avec une proximité avec les autres modes de transports tels que le train, par exemple en banlieue et en liaison avec des zones industrielles.

Une autre évolution judicieuse dans ces temps de disette énergétique serait de proposer des voitures électriques. Ces voitures ne faisant généralement que de petits trajets et étant toujours garées au même endroit, cette option prendrait tout son sens…

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Déjà 400 jours sans voiture

Abandonner la voiture n’est jamais une décision simple. Cette décision se prend généralement dans un contexte et un environnement propices. Pour ma part, je travaille depuis quelque temps chez moi et mes déplacements longs gagnent sur tous les plans à être effectués en train.

Me voilà donc déjà plus d’un an sans voiture. Ma vie est-elle devenue un enfer ? Non.

Une fois organisé pour ne plus avoir à recourir à la voiture au quotidien, la vie sans voiture devient rapidement possible. On s’organise pour les courses et on se surprend à ne plus craquer pour l’inutile. Et on se rend rapidement compte que les trajets sont très agréables à vélo…

Certaines occasions requièrent cependant une capacité que les simples bras ou jambes ne peuvent pas prendre en charge. On peut alors s’adresser aux associations de partage de voiture de plus en plus nombreuses dans nos villes. En pratique, outre l’abonnement, on paye à l’utilisation, point. Généralement tout est compris, assurance, essence, etc.. Cette solution permet de résoudre les situations ponctuelles où une voiture s’avère pratique voire nécessaire. On se rend toutefois compte que ces situations deviennent rapidement l’exception.

Autre avantage, sans faire un dessin, il y a un impact direct et important sur les finances et donc la qualité de vie. Sans mentionner que l’on a quand même meilleure conscience pour cette chère Terre.

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