La petite reine se déchaine

Qu’y a t-il de plus classique qu’un vélo ? Pendant longtemps, se poser même la question paraissait saugrenu tellement fut lente l’évolution du vélo. A ce titre, la frise chronologique de l’évolution du vélo présentée sur Wikipedia est plutôt impressionnante.

Cela n’est (heureusement) plus le cas. Les énergies créatrices se déchaînent et proposent de nouvelles approches dans de nombreux domaines. Deux exemples illustrent cette créativité.

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Les Bus Cyclistes

Le transport à vélo reprend doucement une place qu’il est dommage qu’il ait perdu et certaines initiatives, si elles peuvent paraître loufoques, n’en sont pas moins d’une grande cohérence.

Ainsi, les Bus Cyclistes.

L’idée ici est simple. Elle consiste à créer des « lignes de bus cyclistes ». A la manière des bus pédestres, ces lignes de bus consistent à créer des groupes de personnes cherchant à faire tout ou partie d’un même trajet à vélo plus ou moins au même moment, en général pour se rendre sur leur lieu de travail. Si ce trajet peut évidemment être effectué en solo, l’intérêt de ce genre d’initiative est cependant fort et multiple. En effet, il crée une dynamique de groupe propice à inscrire cette démarche dans la durée mais, et surtout, le groupe ainsi constitué est appréhendé comme un véritable véhicule lorsqu’il est amené à se déplacer sur la chaussée routière. Cette différence de perception constitue, en pratique, un gage de sécurité indéniable pour les cyclistes propre à faire tomber des barrières et à susciter des motivations.

A l’heure où une voiture retirée de la circulation pour un trajet domicile-travail équivaut à plus ou moins une tonne de CO2 rejeté de gagné par an, toutes les initiatives qui permettent de renforcer les modes de transports alternatifs et propres doivent être saluées.

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La roue Nimbus

Voici la simplification du vélo poussée à son paroxysme, la roue proposée par Nimbus.

Une roue de 20 pouces, deux pédales, point. Pas de selle, même pas en option… Pour la course, vous repasserez, il n’y a pas de vitesses non plus…

Si un don certain pour l’équilibrisme est évidemment requis, nul doute que ce mode de transport soit sportif et que vous ne passiez pas inaperçu.

Pour 90 USD, vous partez avec !

Je ne serais pas étonné de la voir détrôner le monocycle dans certains numéros.

Le vélo pliable Strida

Ayant croisé Stéphane Régnier, le fondateur de Strida, à la récente Biennale du Réseau Entreprendre, l’occasion fut trop belle pour essayer le vélo pliable selon Strida.

Strida 5.0

Le concept est plaisant. Si le concept du vélo pliable n’est pas nouveau, on arrive ici à une grande facilité de pliage (trois secondes suffisent au pliage), une bonne densité avec un résultat particulièrement compact et un poids acceptable (9,2 kg). La transmission se fait par une courroie permettant d’éviter de se salir, à condition de ne pas chercher à traverser toutes les flaques d’eau rencontrées. La courroie est donnée pour durer 72.000 kilomètres quel que soit l’effort au pédalage.

L’expérience est déroutante. Avec un centre de gravité particulièrement bas, les sensations sont très différentes de celles d’un vélo traditionnel. Mais quelques coups de pédale suffisent pour intégrer ce fait. D’un autre côté, on se sent très sécurisé avec les pieds très proches du sol permettant de poser pied à terre rapidement en cas de souci. Les freins à disque renforcent l’impression de sécurité.

Une belle solution pour couvrir la distance entre les dessertes par transports en commun et votre destination.