Alpazur, un symbole de la nostalgie ferrovière

Allez savoir pourquoi, des générations de petits garçons ont joué au train électrique. Si le train véhicule toujours une forte nostalgie, le temps des trajets mythiques est malheureusement révolu.

Parmi ces liaisons mythiques et spectaculaires, le trajet reliant Genève à la Méditerranée en traversant les Alpes, la mythique ligne Alpazur, a été malmené depuis plusieurs années pour devenir quasi inexistant aujourd’hui.

Symbole particulièrement palpable, la gare de Digne les Bains est aujourd’hui envahie par les herbes. En effet, la liaison ferrée SNCF a été abandonnée depuis des années au profit d’une liaison par car. De plus, les correspondances avec le train des Pignes n’étant plus assurées, la plateforme d’interconnexion dépérit lentement au doux soleil de Provence.

La création du Sillon Alpin lui redonnera t-il un semblant de renouveau. Il s’agit là d’un doux rêve. Je crains plutôt que l’époque du Voyage en train ne soit définitivement révolue au profit du trajet, qui se doit d’être rapide par définition… Il existe encore certains trajets d’une autre époque tels que le Lyon-Bordeaux à qui il ne manque que la vapeur pour nous transporter près d’un siècle en arrière.

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La porte romaine de Bons

La porte romaine de Bons

Il y a les randonnées sportives, celles qui vous font découvir des panoramas, et celles, au début anodines, qui vous font croiser l’histoire…

En descendant du petit village de Bons situé en contrebas des Deux Alpes, s’élève la Porte Romaine, tel un arc de triomphe partiellement taillé dans la roche. Située au dessus du tunnel de l’Infernet elle marque l’exact milieu de la distance entre Briançon et Grenoble.

La partie nord s’est effondrée, mais on distingue dans la partie intacte une moitié d’arc en plein cintre souligné par une corniche et reposant sur une paroi verticale. Elle mesure 2,50 mètres de largeur, 4 mètres de hauteur en son centre et une profondeur de 3,50 mètres.

La porte romaine de Bons

Les deux ornières creusées dans le sol que l’on retrouve en d’autres points de la voie ont longtemps laissé croire à des traces de roues mais les dernières études émettent l’hypothèse d’un soutènement d’une structure complémentaire en bois destinée à stabiliser le passage dans les endroits abrupts. Des études sont encore en cours et la porte garde encore une part de mystère.