La journée de la transition

La crise écologique, économique, sociale et un mot systémique chaque jour plus profonde marque probablement l’avènement d’ordres nouveaux. Une évolution profonde de la société semble ainsi déjà être en marche. En effet, de toutes parts, nos façons de produire, d’échanger, d’habiter, de nous alimenter, de nous déplacer, d’élever nos enfants, de nous organiser sont réinventées. A l’instar de diverses associations, organisations ou démarches telles que Terre de Liens, La Nef ou l’autopartage, des centaines de milliers de personnes construisent des alternatives au modèle actuel sans toutefois être de doux rêveurs ou des utopistes acharnés. Un collectif pour une transition citoyenne est né.

La Transition telle que définie par les instigateurs du mouvement est un mouvement global pour inventer ensemble un monde économiquement viable, socialement responsable et écologiquement soutenable : une transition non-violente vers des sociétés du bien-vivre par l’éducation, la culture, les échanges fraternels et la recherche de l’intérêt général.

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Et si l’avenir automobile passait vraiment par la voiture autonome

On nous parle de plus en plus souvent des expériences de voiture autonome. Ce type de projet ressemble pour le moment à un sommet de la geekitude.

On doit pourtant se poser la question. Et si l’avenir automobile passait vraiment par la voiture autonome ?

Les journalistes automobiles ricanent en évoquant la perte du « plaisir de conduire » mais ne se trompent-ils pas tout simplement de modèle ? La voiture autonome a t-elle vraiment vocation à remplacer la voiture particulière. Poser la question est déjà y répondre.

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Anthrax, le fin mot de l’histoire

Si, comme moi, vous vous êtes toujours demandé pourquoi on avait si peu entendu parler des suites des fameuses lettres chargées d’Anthrax expédiées quelques jours après le 11 septembre, voici un sujet de Thema sur Arte qui donne froid dans le dos.

« Des courriers piégés au bacille du charbon causant la mort de cinq personnes une semaine après le 11-Septembre, des scientifiques spécialistes de l’anthrax retrouvés morts de façon étrange, des laboratoires privés ultrasecrets manipulant les virus les plus toxiques, des gouvernements investissant des milliards dans la biodéfense… : tous les ingrédients d’un véritable thriller sont réunis dans ce documentaire. » Où l’on touche les risques d’une privatisation à outrance de la recherche chimique.

Entretien avec Yves Paccalet

Yves Paccalet est un écrivain, journaliste philosophe engagé dans le développement durable. S’il y est moins médiatisé que d’autres tels que Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand, sa parole doit être écoutée.

Il est notamment l’auteur du livre volontairement provocateur L’humanité disparaitra, bon débarras.

Le réchauffement climatique déclaré illégal en France

Dans sa volonté d’imprimer son action résolument dans le temps, le gouvernement français déclare aujourd’hui, jeudi 1er avril 2010, le réchauffement climatique illégal.

En effet, devant l’inaction internationale et suite à l’enlisement du processus engagé avec le Sommet de Copenhague, le gouvernement français a aujourd’hui pris une initiative forte et déclaré le réchauffement climatique personna non grata en France. Ce « Bouclier climatique » prend effet immédiatement et se veut être une mesure phare du quinquennat en cours. Si les détails de la mesure ne sont pas encore connus, il se murmure une première action vigoureuse consistant en la saisie et la destruction immédiate de tout thermomètre en France. ainsi que l’interdiction de leur commerce et donc de leur importation. Les contrôles aux frontières semblent d’ailleurs déjà indiquer une tolérance zéro à ce sujet.

Après le choc initial, ce courage politique a immédiatement été salué par la communauté internationale qui s’apprête à emboîter le pas à la France. Après ces mesures énergiques, qui osera encore dire que le politique n’avait plus de pouvoir ?

L’échec de Copenhague

Il est inutile de se mentir, le sommet tant attendu de Copenhague est un échec. Mais est-ce vraiment une surprise ?

Revenons aux fondamentaux : quels étaient les objectifs du sommet de Copenhague ? Pour faire court, la reconnaissance du problème du dérèglement climatique, la responsabilité des émissions de CO2 et, in fine, des engagements (forts et chiffrés) pour en réduire les émissions et ses conséquences.

Soyons réalistes, de tels engagements peuvent-ils vraiment se faire sans un changement profond du mode de fonctionnement de notre société ? Tout le monde a compris la nécessité impérieuse de ce changement. Mais qu’est ce qui bloque ?

Revenons rapidement à une autre crise récente, la crise financière. Sans reprendre l’histoire, tout le monde a compris la nécessité que le système financier change de règles. Tout le monde sauf, le système financier qui a déjà repris ses habitudes voire développe de nouvelles possibilités de transactions  automatisées encore plus rapides et reste toujours aussi prompt à trouver des méthodes de contournement des législations nationales dès qu’elles cherchent à reprendre une once de contrôle (l’efficacité des mesures de taxation exceptionnelle évoquées récemment sera intéressante à suivre).

Et si l’échec de Copenhague se résumait à l’incapacité du système capitaliste à se remettre en cause ? Incapable de sortir du modèle de la sacro-sainte croissance mesurée selon des critères qui font d’un accident une source de croissance.

Sans doute mais pas seulement…

Nous avons aussi assisté là à un triste (vrai) épisode politique… D’un côté, trop de chefs d’état pour qu’un seul puisse en tirer la couverture en cas d’une hypothétique avancée… De l’autre, un bras de fer entre grandes puissances, existantes et en devenir, pour affirmer qui tiendra les reines du monde de demain.

Il n’est pas nouveau de constater que nos dirigeants sont incapables d’une vision généreuse et à long terme. Fallait-il être naïf de croire que le sommet de Copenhague y ferait exception ?

Un bien triste constat… Et pendant ce temps, les forces de l’ordre dispersent énergiquement les fauteurs de trouble. Mais qui sont les vrais fauteurs de trouble ?

Un simulateur de Taxe Carbone

Chiffres

En plein débat sur la Taxe Carbone, faites-vous une idée plus concrète de l’impact de celle-ci sur vos finances avec le Simulateur Taxe Carbone développé et proposé en ligne par l’association nationale de consommateurs et usagers, CLCV.

A partir d’informations de consommation et de constitution de votre foyer, le simulateur de Taxe Carbone vous fournit une indication sur votre future contribution mais aussi sur la compensation qui vous sera versée.

Souriez, c’est pour la bonne cause !

La taxe carbone, enfin !

Electoraliste ou non, quelques mois après le raz de marée écologiste aux élections européennes en France, voici que le gouvernement français annonce l’arrivée de la taxe carbone pour début 2010.

Le Mont BlancAlors que cette annonce, si perfectible soit elle, devrait en toute logique emporter une adhésion forte de l’opinion publique, voici que les sondages annoncent que plus de 60 % des français sont contre cette mesure.

Le niveau de vie des français serait-il aussi soudainement devenu non négociable à la façon d’une phrase restée célèbre dans la bouche de Georges W. Bush ?

Cette mesure et ces réactions sont symptomatiques d’une ambiance générale où d’un côté, non sans raison, on se préoccupe de son pouvoir d’achat, encore faudrait-il savoir pour en faire quoi mais c’est un autre débat, et, de l’autre côté, on refuse presque machinalement d’entendre parler d’une nouvelle taxe alors que l’on est déjà protégé grâce au bouclier fiscal et qu’on a pas de problème, ni de scrupule à acquérir le dernier SUV des plus gourmands en énergie.

De quoi parle t-on ? On parle pour le moment d’une taxe de 14 € par tonne de CO2, soit 3 centimes par litre de carburant pour les particuliers.

On peut comprendre qu’on devienne chatouilleux quand on touche à notre portefeuille. Mais l’obsession maladive de certains de ne pas vouloir entre parler de taxe (La taxe carbone a rapidement été renommée contribution énergie climat) est déplacée et obscène quand ceux-ci gaspillent sans compter sous prétexte qu’ils peuvent se le permettre. N’ai-je pas entendu dire que cela faisait pauvre que d’éteindre les lumières ?

Si tout le monde semble avoir compris l’urgence d’une évolution vers davantage d’écologie dans notre quotidien, il ne semble pas encore admis que celle-ci ne se fera qu’au prix d’une évolution de nos comportements et, principalement, d’une évolution de nos modes de consommation. Envisagée intelligemment, cette évolution peut ne pas être synonyme de régression. Un exemple. Pour ma part, je n’ai plus de véhicule personnel depuis près de trois ans (Lire Déjà 400 jours sans voiture) et recours à une association de partage de voitures. Certes, pour chaque kilomètre parcouru, j’émets autant de CO2 qu’un autre automobiliste mais, en réduisant le nombre de véhicules en circulation, cette démarche permet de réduire les bouchons et donc les émissions inutiles. De plus, on évite la pollution liée à la fabrication de ces véhicules. Un pas dans la bonne direction et qui ne me laisse pas frustré. Ceci n’est bien sur qu’un exemple de renoncement que nous nous devons d’envisager.

Allez, à chacun son introspection et nous y arriverons tous ensemble. Tous les choix que nous ne faisons pas maintenant seront encore plus douloureux à l’avenir.

La taxe carbone peut nous aider à accomplir le premier pas et intégrer dans notre quotidien les contraintes imposées par ce nécessaire changement de nos comportements. Celle-ci reste largement perfectible et parions qu’elle sera améliorée avec le temps.

Malheureusement, il restera ensuite à convaincre la grande industrie…

Lire l’excellent livre d’Hervé Kempf “Pour sauver la planète, sortez du capitalisme”.