La journée de la transition

La crise écologique, économique, sociale et un mot systémique chaque jour plus profonde marque probablement l’avènement d’ordres nouveaux. Une évolution profonde de la société semble ainsi déjà être en marche. En effet, de toutes parts, nos façons de produire, d’échanger, d’habiter, de nous alimenter, de nous déplacer, d’élever nos enfants, de nous organiser sont réinventées. A l’instar de diverses associations, organisations ou démarches telles que Terre de Liens, La Nef ou l’autopartage, des centaines de milliers de personnes construisent des alternatives au modèle actuel sans toutefois être de doux rêveurs ou des utopistes acharnés. Un collectif pour une transition citoyenne est né.

La Transition telle que définie par les instigateurs du mouvement est un mouvement global pour inventer ensemble un monde économiquement viable, socialement responsable et écologiquement soutenable : une transition non-violente vers des sociétés du bien-vivre par l’éducation, la culture, les échanges fraternels et la recherche de l’intérêt général.

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Startup Maker ou le lean appliqué au financement des startups

Connaissez-vous Startup Maker ? Il s’agit d’un fond d’amorçage récemment lancé à Grenoble qui propose d’appliquer les méthodes issues du Lean au financement des startups.

L’idée semble frappée au coin du bon sens.

Il s’agit de conjuguer les méthodes Lean de contre-réaction courtes à un financement itératif d’une startup. La startup est ainsi financée en plusieurs étapes au travers d’achats de BSA. L’objectif est notamment de limiter la prise de risques pour les investisseurs et de confronter la startup à la réalité de son environnement très rapidement.

Pour les startupeurs intéressés, le premier round de sélection des projets à financer commencera le 13 janvier 2014. Pour postuler, il suffit de déposer sa proposition de projet en ligne. au travers, notamment, d’un twitter pitch de 140 caractères.

Pigeons, poussins, et si la France n’était pas l’enfer ?

Je lis à l’instant la tribune de Dylan Tweney, ancien chroniqueur à Wired, intitulée America, it’s time to start making things again et je ne peux m’empêcher de me faire quelques réflexions, surtout après la « crise » des pigeons et celle à venir des poussins.

Pièces

Et si nous arrêtions de nous plaindre ? C’est bien connu, le sport national des français est de critiquer la France et, notamment, ses impôts.

Et si nous nous disions, comme nous le savons déjà pour notre système de santé, que nous avions le meilleur système au monde ? Mais que, oui, il a un prix et une fragilité. Sachons ne pas en abuser au risque de le perdre.

Nous nous plaignons de nos impôts jugés trop élevés. Mais qui se plaint de nos ingénieurs, souvent jugés brillants ?

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Terre de Liens avance

Alors que nous entendons parler tous les jours des ravages causés par la financiarisation à outrance de notre économie, il est réjouissant de lire que l’économie solidaire marque des points.

Déjà évoqué sur ce blog, je reprends ici le paragraphe consacré à Terre de Liens dans le rapport annuel de La NEF.

La Foncière Terre de Liens est une société en commandite par actions dont la structure commanditée est la Sarl Terre de liens Gestion détenue à 45 % par la Nef, 45 % par l’Association Terre de liens et 10 % par Sjoerd Wartena, fondateur de Terre de liens.
L’objet de Terre de liens est l’acquisition de foncier agricole afin de le soustraire à la spéculation et le destiner de façon pérenne à une agriculture biologique. Terre de liens est ainsi une fabuleuse réponse à la problématique de l’accès à la terre.
Le succès de Terre de liens ne se dément pas : la Foncière a collecté en 2012, 5,4 millions d’euros portant son capital à près de 30 millions d’euros.
Depuis sa création en décembre 2006, la Foncière Terre de liens a procédé à 83 acquisitions foncières ainsi qu’à l’achat de 125 bâtiments agricoles, 34 maisons d’habitation et ce, dans presque toutes les régions françaises, à l’exception de l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Corse. Actuellement 19 fermes sont en cours d’acquisition. L’ensemble représente un total de 2340 hectares et concerne 167 agriculteurs et agricultrices.

Cette aventure nous concerne tous.

Ma première expérience en coworking

Travaillant à partir de chez moi, j’ai profité de l’occasion d’importants travaux chez mes voisins pour tester le coworking.

cowork in Grenoble

Pour ceux qui se posent encore la question, le coworking (ou collaboratoire) est un type d’organisation du travail qui regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture (définition Wikipedia).

Deux espaces de coworking existant à Grenoble, j’ai choisi de tester l’espace Cowork in Grenoble car proche de Web in Alps et de mes préoccupations web.

Est-ce le temps magnifique (il faisait près de 25°C sur Grenoble), toujours est-il que l’endroit était assez peu fréquenté aujourd’hui. « Nous avons ouvert il y a un mois et demie et totalisons environ 35 coworkers. » me dit Mathieu. Si les finitions sont encore en cours, l’espace est vaste et il est agréable d’y travailler. Du fait de la faible affluence du jour, je n’ai pas pu tester l’aspect échanges avec les autres coworkers, je reste un peu sur ma faim et ai donc un prétexte pour revenir.

Et du coup, je me retrouve sur le trombinoscope de Cowork in Grenoble. Un article plus complet est posté sur le site de Web In Alps.

Earth Hour 2013 et transition énergétique

Notez-le sur vos tablettes, la 6ème édition d’Earth Hour aura lieu le 23 mars prochain. L’occasion de rappeler à la mobilisation de tous pour lutter contre le péril climatique et s’engager résolument sur le chemin de la transition énergétique.

Lumières à Las Vegas

En deux mots, Earth Hour est une manifestation annuelle, à l’initiative du World Wide Fund for Nature (WWF) et du quotidien australien Sydney Morning Herald. Elle consiste à couper les lumières et débrancher les appareils électriques non essentiels pour une durée d’une heure afin de promouvoir l’économie d’électricité et, par conséquent, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre le réchauffement climatique.

En France, cette 6ème édition aura une dimension particulière car elle se déroulera alors que la France aura engagé le débat national sur la transition énergétique.

C’est pourquoi, le WWF appelle nos concitoyens à rejoindre la communauté mondiale Earth Hour pour échanger, partager et construire des expériences citoyennes qui démontrent qu’il n’y a pas de raison de se résigner au dérèglement climatique et qu’il est toujours possible d’agir quand il s’agit d’énergie.

Soyons au rendez-vous…

Par ici les bonnes nouvelles

Il est fatiguant de lire et d’entendre des mauvaises nouvelles à longueur de journée.

L’énumération continue de mauvaises nouvelles semble même parfois tourner à la prophétie auto-réalisatrice… Dans ce registre, il nous est souvent dit que les français sont les champions du monde du pessimisme mais ce ne sont sans doute pas les journalistes radio, télé ou presse écrite qui vont nous aider à changer cet état d’esprit. S’il est facile de trouver toutes sortes d’informations tragiques et déprimantes, il y a aussi  source à enthousiasme et plaisirs simples tous les jours pour peu qu’on se mette dans le bon état d’esprit.

Quelques sites :

Et n’hésitez pas à en signaler d’autres…

Ajout du 5 juin 2013 : bel effort du chroniqueur économique du matin sur France Inter, Dominique Seux, qui a réussi à faire une chronique positive, si, si : ras le bol des mauvaises nouvelles !

Finance Watch

Sans doute faut-il y voir un signe des temps avec les crises financières qui se multiplient et pour lesquels on ne sent pas une véritable volonté de réaction, voici qu’un « Greenpeace de la finance », l’ONG Finance Watch se propose de constituer une instance visant à contrebalancer le lobbying des instances financières.

L’ONG qui tient sa première assemblée générale le 30 juin vient de lancer son site web.

L’appel initial brosse la mission que se donne l’ONG : « En juin 2010, des élus européens en charge de réglementer les marchés financiers et les banques ont lancé un appel à la société civile pour qu’elle crée une organisation non gouvernementale capable de développer une contre-expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs (banques, compagnies d’assurance, hedge funds, etc.).

L’appel des députés européens a pris le nom de Finance Watch. Son objectif : mettre fin à l’asymétrie entre la puissance de l’industrie financière et l’absence de lobbying des ONG dans le domaine de la finance qui constituent un problème démocratique.

Les premiers signataires ont depuis été rejoints par près d’une centaine de députés européens, mais également une centaine d’élus nationaux et régionaux de plusieurs pays de l’Union européenne.« 

Dans le contexte de crise grecque en phase pour le moins aigüe, il sera intéressant de voir si une réaction est encore possible.

Le site : https://www.finance-watch.org/

L’appel de Cantona

Curieux carambolage dans l’actualité, l’affaire WikiLeaks (lire : Pourquoi le monde a besoin de WikiLeaks) et l’appel de Cantona semblent se télescoper. Simple coïncidence ou signe plus profond ?

L’appel de Cantona semble simpliste (pour casser le système bancaire, retirez vos fonds) et est beaucoup décrié par notre caste dirigeante qui y voit une menace gratuite et irresponsable.

Mais si l’on écoute bien, si Eric Cantona appelle chacun à retirer les fonds de son compte bancaire, il appelle surtout à rendre les manifestations plus efficaces que de simples défilés. En effet, les récentes manifestations nous ont bien montré que les simples rapports de forces déduits d’un nombre aussi important soit-il de manifestants descendus dans la rue ne sont plus d’actualité avec des forces qui naviguent au delà de nos représentations démocratiques et qui dictent leur loi. Le message à envoyer doit donc prendre une forme différente et sans doute plus concrète. La simple évocation du pouvoir de chacun de retirer ses fonds semble déjà susciter une autre résonance. Il est clair que ce type de manifestation ne résout en rien les difficultés actuelles mais il affirme la volonté d’une orientation que nos dirigeants ne semblent plus vouloir ou pouvoir prendre.

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Et si vous optiez pour des finances écologiques ?

A l’approche du sommet de Copenhague sur le changement climatique et à l’heure où chacun se demande ce qu’il peut bien faire à son échelle, pourquoi ne pas opter pour des finances écologiques ?

L’association des deux mots peut paraître saugrenue mais elle ne l’est pas.

Pièces

Explications.

Nous déposons tous des sommes plus ou moins importantes auprès de nos banques. L’histoire récente a montré que les banques utilisaient ces sommes de diverses manières. En effet, pendant du principe des réserves obligatoires, une banque peut prêter une grande partie des sommes reçues en dépôt. Les banques choisiront en général les meilleurs rendements avec des investissements lourds dans l’industrie ou la finance. On ne reviendra pas sur les mécanismes ayant mené à la crise financière de 2008. Certaines banques ont cependant fait le choix d’investissements dans les domaines solidaires ou écologiques. Ainsi, en France, on saluera le positionnement de La Nef et du Crédit Coopératif. Le choix de votre banque a donc un incidence directe sur les investissements réalisés par celle-ci.

Lire le guide Environnement : comment choisir sa banque ? édité par Les amis de la terre.

Vous pensiez ne pas pouvoir faire grand chose à votre échelle, vous vous trompiez…