Supports musicaux, le meilleur l’ennemi de bien ?

Voilà quelques années que le monde de la musique change. Je ne veux pas parler des styles mais des modes de consommation.

D’une consommation monolithique de vinyles puis de CDs avec un bond en qualité évident et perceptible par tout le monde, nous sommes passés à une consommation déstructurée de supports physiques ou dématérialisés voire à une non-consommation avec les diverses possibilités de copie numérique. Or, les professionnels de l’industrie de la musique (musique et appareils de diffusion) ont lancé quelques tentatives pour refaire le coup du CD en proposant de nouveaux supports physiques, bien sur incompatibles. Les lancements laborieux du format SACD (Super Audio CD) puis du DVD Audio nous proposant des bonds théoriques en qualité n’ont manifestement pas touché le public. En effet, qui dispose d’une installation capable de mettre la nouvelle qualité en évidence et quelles sont les productions exploitant vraiment ces nouvelles qualités ? Or voici que la tentative est relancée avec le Blu-ray avec un succès pour le moment plutôt mitigé.

Cette guerre de formats a bien sur des implications commerciales mais répond-elle vraiment à une attente du public ? Et si poser la question était déjà y répondre… En pratique, on se rend compte que le meilleur est ici l’ennemi du bien s’il ne répond pas à une perception claire d’une valeur ajoutée.

Forte de ces enseignements, l’industrie du film semble vouloir tirer une nouvelle salve en lançant cette année le Blu-ray 3D, malheureusement une fois de plus non compatible avec les Blu-ray précédents. Le succès est à surveiller de près car la dépense est à nouveau non négligeable. Certains fabricants semblent aussi vouloir tenir un peu plus compte des desiderata des clients en supportant de nombreux formats (on saluera ici le geste de Sony qui prévoit d’introduire des lecteurs supportant les formats Blu-ray, DVD mais aussi SACD et CD, une compatibilité longtemps absente du catalogue Sony), mais n’est-il pas tout simplement trop tard ?

Cette course en avant répond-elle vraiment aux besoins d’un grand nombre de clients et saura t-elle maintenir une demande suffisamment forte ? Il semble difficile de lutter devant le confort et la simplicité des supports dématérialisés. Sans mentionner ici les effets de la crise, la messe serait-elle dite ?

Lire :

Les Guetteurs du passé

Yves Blanc, producteur de l’émission La Planète Bleue diffusée sur Couleur 3, me fait part de la sortie de son premier livre « Les Guetteurs du passé » (Favre), qui sera disponible en librairie dès le 18 février prochain.

Les Guetteurs du passé

Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, voici un extrait du quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un historien. Un historien du futur. Notre présent, c’est son passé ; notre époque, son champ d’étude. L’œil rivé au télescope, il observe la Terre d’aujourd’hui. À un siècle de distance, notre planète se montre énigmatique, presque incompréhensible. Il porte un regard de colère et de compassion sur ces générations qui l’ont conduite à sa perte. Sur nos incohérences, nos lâchetés, nos aveuglements. Sur la loi du profit, l’obstination dans l’insouciance. Étrange époque. Drôle de créature, qui s’est entêtée à vivre en couple, perpétuant une organisation sociale qui, depuis des millénaires, avait prouvé son inadéquation avec sa propre nature… L’homme de l’ère cybernétique s’était-il déjà fossilisé dans la nostalgie de ce qu’il aurait pu être ?

Autre actualité prochaine pour Yves Blanc, la sortie du volume 6 de la collection La Planète Bleue le 8 mars. Nous y reviendrons.

A cette occasion, une rencontre Forum FNAC Yves Blanc est prévue le mercredi 10 mars à 17h00 avec Pascal Bussy, journaliste spécialiste des musiques nouvelles, biographe de Can et de Kraftwerk et Directeur Artistique d’Harmonia Mundi, à la FNAC de Grenoble.

Les Guetteurs du passé est d’ores et déjà disponible sur les plateformes en ligne Amazon.fr, Decitre.fr et Fnac.com.

Touch Yello

Yello Touch

Grand amateur de Yello depuis plus de vingt ans (si, si !!! les amateurs ne peuvent oublier l’album Stella), la sortie d’un nouvel Opus est toujours un évènement. Même si le groupe est fort dans les remix et autres déclinaisons marketing (Touch Yello sort à ce titre en édition CD simple, CD Collector avec un DVD proposant un concert virtuel et une édition vynile, à chacun d’y trouver son bonheur.), quand on est amateur, on est amateur…

Touch Yello a été récemment chroniqué sur le Microsillon de Couleur 3.

Pour ma part, je viens de commander l’édition collector de Touch Yello sur Amazon.fr, on ne se refait pas !

Cerrone s’offre du buzz marketing

cerrone-by-jamie-lewis

Cerrone s’offre du buzz marketing et offre son dernier album, Cerrone by Jamie Lewis, pendant une semaine. En effet, du 9 au 14 mars 2009, le dernier album de Cerrone est disponible au téléchargement sur son site. Il faut bien sur laisser ses coordonnées.

Les fichiers sont en MP3 à 192 kbps, la qualité est au rendez-vous et on est pas piégé avec des fichiers WMA.

On peut parier que de nombreux sites vont sauter sur l’aubaine pour bénéficier du buzz.

One Shot Not

Les émissions de musique se font rares à la télévision. En dehors de l’increvable Taratata, il en est une particulièrement bien foutue, One Shot Not produite par Manu Katché et diffusée sur la trop méconnue Arte. Inspiré de l’émission « Night Music » de David Sanborn, au coeur de la scène, l’émission alterne interviews informelles, jam sessions, préparatifs. Le tout est présenté d’une façon très simple et décontractée, dans le plus pur esprit jazz.

Comme d’habitude, que du beau monde au programme de la première émission de la saison 2, Katie Melua, Marcus Miller, Keziah Jones et de belles découvertes… Que dire de Bounce de Mark Robertson accompagné de Marcus Miller à la basse et Manu Katché à la batterie ?

Cette nouvelle saison se présente donc sous les meilleurs augures. A suivre sur Arte le dernier samedi de chaque mois.

Un petit exemple d’ambiance de l’émission :

Gartner prédit la fin du CD en 2009

Dans une communication du mois de décembre, le cabinet Gartner conseille aux maisons de disques de sortir du marché du CD. En effet, poursuivre dans cette direction les empêcherait de se concentrer sur les nouveaux modes de consommation de la musique, à savoir, la musique numérisée.

En effet, à persister à concentrer leurs coûteux efforts sur les marchés traditionnels, l’industrie du disque n’a réussi ni à endiguer le piratage ni à recréer de nouveaux modèles économiques. De plus, en raison des investissements requis, l’industrie est devenue frileuse à lancer de nouveaux artistes. Le mouvement est pourtant engagé, le support physique représentait 77 % du chiffre d’affaires des majors en 2007 contre 95 % en 2005 et les points de vente réduisent la surface consacrée au CD. Mais la distribution numérisée de la musique offre un champ des possibles immense, que ce soit en méthodes de financement, en méthodes marketing qu’en méthodes de distribution. Je ne saurais que conseiller de se référer au livre The Future of Music pourtant paru en 2005.

Doit-on y voir une traduction de cette vision du marché de la musique ? Après les initiatives de la SNCF et Air France/KLM qui ont lancé leurs réseaux sociaux à l’hiver dernier, voici que Warner se lance dans l’aventure (Lire Warner Music adding social networking to websites (en)). Les réseaux sociaux deviendraient-ils la solution à tous les maux ?  Warner Music s’appuie sur la plateforme logicielle Eos proposée par Cisco pour lancer ce nouveau service.

iTunes 12 jours

Apple joue les Monsieur Plus. En effet, iTunes devrait lancer une opération de grande ampleur, « iTunes 12 jours », pour faire la promotion de son service de téléchargement de musique et de vidéos, iTunes Store. Déployée en Angleterre, Allemagne et en France,  l’opération va permettre à des millions de personnes, notamment ceux que le père Noël aura gâté d’un iPod ou d’un iPhone tout neuf, de télécharger sans limite de quantité des contenus proposés sur un site dédié. iTunes aurait pour l’occasion noué des partenariats en France avec l’enseigne Darty, les radios RTL, RTL2, Fun Radio, les quotidiens Le Parisien, Aujourd’hui en France et Lequipe.fr. Pour ce qui est des artistes, iTunes va proposer un contenu différent par jour.

Rendez-vous le 26 décembre.

A suivre de près…

Deezer sur iPhone

Poum, poum, poum…. Doucement, l’écosystème iPhone s’immisce dans notre quotidien.

Inutile ici d’énumérer les applications déjà disponibles. Mais regardons ce qui arrive. Voilà que Deezer débarque sur l’iPhone.

Le téléchargement est (évidemment) gratuit. L’installation se passe évidemment (encore) bien.

L’application dans sa première version ne propose pas l’ensemble des fonctionnalités de la version que l’on connaît. Ici, on choisit sa web radio thématique ou sa SmartRadio et on écoute, point. Ce qui est déjà pas si mal !!! Deezer reste toujours un bon moyen de découvrir de nouvelles musiques sans trop d’efforts. Et bien évidemment gratuitement… Sur iPhone ou sur iPod Touch.

Malheureusement, conformément à la politique affichée par Apple, l’application ne peut pas rester résidente…

A ne pas douter, un premier pas…

Lien :

Arturia Origin

Une fois n’est pas coutume, voici un post spécial copinage pour saluer la sortie d’Origin d’Arturia.

Arturia Origin

Fruit de longues années d’efforts, Origin, premier synthétiseur hardware d’Arturia, représente un véritable virage pour la société.

Origin est un système modulaire de nouvelle génération, ouvrant de nouvelles voies au sound design. Doté de modules extraits de synthétiseurs légendaires (Moog Modular, ARP 2600, CS-80, minimoog et Prophet VS), mais aussi de modules originaux, Origin permet de les combiner de façon à créer une multitude de synthétiseurs différents. Vous avez accès à une palette sonore inédite, servie par une interface extrêmement intuitive.

Un coup d’oeil sur les spécifications s’impose :

  • Plus de 500 presets créés par des musiciens de talent et des spécialistes de la synthèse
  • 32 voix de polyphonie avec un patch standard
  • Création de ses propres patchs ou utilisation d’une structure préexistante : un patch Origin composé de divers modules, ou bien du minimoog, ARP 2600, CS-80, ou Moog Modular.
  • Excellente qualité audio grâce au moteur TAE® et support du 24 bits/96 kHz.
  • Compatibilité avec la majorité des présets provenant des instruments virtuels Arturia.
  • Utilisation d’Origin en tant que plug-in AU ou VST au sein d’une application hôte Mac ou PC. Origin assure le calcul des sons en laissant l’ordinateur travailler en natif.
  • Audio : 2 entrées et 10 sorties analogiques, sortie S/PDIF, USB 2.0
  • Large choix d’effets : Phaser, Chorus, Delay, FX Reverb, Distorsion, EQ paramétrique, Compresseur, Bit Crusher…
  • Step-sequencer 16/32 pas
  • Modes Macro, LFO, Modulation, et Joystick sophistiqués
  • MIDI : MIDI In, Out, Thru, ou USB 2.0

Une version clavier est aussi prévue.

Espérons qu’Origin trouvera le succès à la hauteur des efforts fournis par son équipe de développement.