Pigeons, poussins, et si la France n’était pas l’enfer ?

Je lis à l’instant la tribune de Dylan Tweney, ancien chroniqueur à Wired, intitulée America, it’s time to start making things again et je ne peux m’empêcher de me faire quelques réflexions, surtout après la « crise » des pigeons et celle à venir des poussins.

Pièces

Et si nous arrêtions de nous plaindre ? C’est bien connu, le sport national des français est de critiquer la France et, notamment, ses impôts.

Et si nous nous disions, comme nous le savons déjà pour notre système de santé, que nous avions le meilleur système au monde ? Mais que, oui, il a un prix et une fragilité. Sachons ne pas en abuser au risque de le perdre.

Nous nous plaignons de nos impôts jugés trop élevés. Mais qui se plaint de nos ingénieurs, souvent jugés brillants ?

Nous nous plaignons de nos impôts jugés trop élevés. Mais nous profitons largement de ce qu’ils permettent de financer sans vouloir le reconnaître… Qui se plaint des mécanismes de soutien à l’innovation ? Parlons seulement du CIR et d’OSEO. En pratique, ces institutions, bien que non comparables, participent fortement au soutien des entreprises, pourvu qu’elles aient envie d’innover et de consacrer le temps nécessaire à ces démarches (toujours très administratives bien qu’elles se soient grandement simplifiées)… Elles sont malheureusement souvent détournées au profit d’acteurs ayant les moyens d’y consacrer les efforts humains et financiers. Pire, une fois que nous avons été soutenus, nous nous dépêchons de nous soustraire à une obligation de réciprocité qui devrait, pourtant, sembler normale.

Nous savons nous moquer des projets français. Nous nous moquons ainsi allègrement de feu le Minitel. Certes, il n’a pas eu le succès de l’Internet mais il a permis de bâtir de solides revenus. Comme d’autres grands programmes français, il a su se montrer des plus rentables.

Conclusion, nous n’avons peut être pas le meilleur système au monde, mais il n’est pas si mal pourvu que chacun accepte d’y participer et, pour paraphraser Dylan Tweney, il est temps de refaire des choses.

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