WordPress a dix ans

Oui, bon anniversaire à WordPress.

Outil précieux pour le développeur web ou le bloggeur, WordPress est sans doute assez (trop ?) inconnu du grand public. En deux mots, WordPress est une plateforme permettant de créer et maintenir facilement tout type de site web. Le charme de WordPress est qu’il s’agit d’un outil open source et gratuit. Il bénéficie d’une forte dynamique lui assurant un rythme d’évolution fort. Ce blog est évidemment basé sur WordPress.

Il est surprenant d’entendre parler à la radio de la lutte contre la contrefaçon, notamment dans l’industrie du logiciel, sans entendre un mot sur le logiciel libre. Il est vrai qu’était interviewé un représentant de Microsoft qui avait beau jeu d’insister sur les risque des logiciels piratés et de mettre les emplois dans la balance. Quid des emplois générés par le logiciel libre ? Longue vie à WordPress…

Petite spéculation autour de Google Glass

Avec les annonces récentes de lancement des applications Facebook et twitter pour Google Glass, il est permis de se lancer dans quelques spéculations sur ce que sera la vie avec la généralisation des Google Glass.

Un bref récapitulatif des technologies en présence.

Pour faire simple, nous disposons d’un terminal géolocalisé avec une caméra et un accès à Internet plus deux, trois autres gadgets. En pratique, Google Glass peut donc « voir » et « situer » tout type d’information. Les applications souvent présentées couvrent toutes sortes de déclinaisons des possibilités apportées par la réalité augmentée mais restent bien sages.

La connexion à Internet nous permet de disposer d’un effet de levier informatique sur l’information visuelle et géographique disponible. Il suffit d’avoir testé des algorithmes de reconnaissance faciale pour rapidement imaginer toutes sortes de fonctionnalités.

En pratique, vous utilisez un ordinateur qui sait qui vous êtes, où vous êtes, ce que vous voyez, qui sait potentiellement reconnaître les personnes que vous croisez et qui peut envoyer toutes ces informations vers tel ou tel service avec tous les croisements de données envisageables. De plus, l’actualité est riche d’exemples d’applications qui aspirent, souvent sans notre consentement clairement compris, le contenu du carnet d’adresses stocké sur notre smartphone. Dans un autre registre, le ciblage publicitaire nous étonne de plus en plus chaque jour. Il n’est donc pas besoin d’être paranoïaque pour imaginer le champ des possibles avec les données récoltées par Google Glass.

Devant le volume de données, sera t-il encore possible d’y adosser un contrôle quelconque à la façon de la CNIL en France ? Que peut déjà aujourd’hui cette même CNIL devant les informations stockées par Facebook récoltées soit directement, soit avec son Social Graph ? Et ne parlons même pas ici de Big Data…

De plus, quid des détournements possibles, des usages non publiés de ces outils ? Enfin, lorsque l’on voit l’information sur notre vie que stockent déjà nos téléphones portables, on est en droit d’imaginer des scenarii aujourd’hui insupportables.

Nul ne sait imaginer toutes les applications possibles. Il est cependant fort à parier que la notion de vie privée va devoir être sérieusement défendue ou redéfinie.

Vers une prochaine banalisation des drones

Nous entendons parler de drones pratiquement chaque jour. Les drones militaires sont au cœur des conflits contemporains : leur impact militaire est si fort que leurs règles d’engagement sont maintenant publiquement questionnées.

Les drones militaires représentent un marché en pleine expansion, mais celui des drones civils, encore balbutiant, pourrait exploser. Actuellement, aux Etats-Unis, les drones sont autorisés à voler au compte-goutte, pour des missions de services publics (pompiers, douanes, …) ou des loisirs, et les plus petits d’entre eux doivent rester visibles à l’œil nu. Mais le Congrès américain a récemment imposé que l’espace aérien américain soit ouvert d’ici à octobre 2015 à ces objets volants sans pilote. Ainsi, avec la miniaturisation et la banalisation des technologies, nous voyons même des applications civiles telles que celles développées par la société iséroise Delta Drone. Un exemple anecdotique mais révélateur de cette extrême banalisation est l’assistance à l’entrainement des rugbymen de Grenoble fournie par une vue aérienne du terrain de jeu. ERDF compte aussi en utiliser notamment en Rhône-Alpes pour surveiller les lignes électriques d’EDF. Les plateformes open source telles qu’Arduino ne sont d’ailleurs pas en reste pour fournir un matériel abordable pour de telles applications.

L’arrivée de l’informatique a posé de nombreuses questions et provoqué, en France, la création de la commission informatique et libertés, l’arrivée de toutes sortes de drones civils ne va pas manquer de poser de nouvelles questions. Mais avec notre fréquentation quotidienne des diverses caméras de vidéo-surveillance, nous poserons nous encore des questions sur l’impact de ces drones sur nos vies ? Dans l’Hexagone, l’utilisation des drones est désormais encadrée par l’arrêté du 11 avril 2012 relatif à la conception et à l’utilisation des aéronefs civils qui circulent sans aucune personne à bord, aux conditions de leur emploi et sur les capacités requises des personnes qui les utilisent.

Galerie de photos

Pour répondre à l’insistance de certaines personnes, j’ai ajouté une galerie photo à ce blog. Sans vouloir diffuser des photos de façon exhaustive, je partagerai de temps à autres quelques travaux photos.

Ce premier jeu de photos a été pris en décembre 2011 par un matin de brouillard sur la Garonne à Bordeaux.

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