L’échec de Copenhague

Il est inutile de se mentir, le sommet tant attendu de Copenhague est un échec. Mais est-ce vraiment une surprise ?

Revenons aux fondamentaux : quels étaient les objectifs du sommet de Copenhague ? Pour faire court, la reconnaissance du problème du dérèglement climatique, la responsabilité des émissions de CO2 et, in fine, des engagements (forts et chiffrés) pour en réduire les émissions et ses conséquences.

Soyons réalistes, de tels engagements peuvent-ils vraiment se faire sans un changement profond du mode de fonctionnement de notre société ? Tout le monde a compris la nécessité impérieuse de ce changement. Mais qu’est ce qui bloque ?

Revenons rapidement à une autre crise récente, la crise financière. Sans reprendre l’histoire, tout le monde a compris la nécessité que le système financier change de règles. Tout le monde sauf, le système financier qui a déjà repris ses habitudes voire développe de nouvelles possibilités de transactions  automatisées encore plus rapides et reste toujours aussi prompt à trouver des méthodes de contournement des législations nationales dès qu’elles cherchent à reprendre une once de contrôle (l’efficacité des mesures de taxation exceptionnelle évoquées récemment sera intéressante à suivre).

Et si l’échec de Copenhague se résumait à l’incapacité du système capitaliste à se remettre en cause ? Incapable de sortir du modèle de la sacro-sainte croissance mesurée selon des critères qui font d’un accident une source de croissance.

Sans doute mais pas seulement…

Nous avons aussi assisté là à un triste (vrai) épisode politique… D’un côté, trop de chefs d’état pour qu’un seul puisse en tirer la couverture en cas d’une hypothétique avancée… De l’autre, un bras de fer entre grandes puissances, existantes et en devenir, pour affirmer qui tiendra les reines du monde de demain.

Il n’est pas nouveau de constater que nos dirigeants sont incapables d’une vision généreuse et à long terme. Fallait-il être naïf de croire que le sommet de Copenhague y ferait exception ?

Un bien triste constat… Et pendant ce temps, les forces de l’ordre dispersent énergiquement les fauteurs de trouble. Mais qui sont les vrais fauteurs de trouble ?

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