L’échec de Copenhague

Il est inutile de se mentir, le sommet tant attendu de Copenhague est un échec. Mais est-ce vraiment une surprise ?

Revenons aux fondamentaux : quels étaient les objectifs du sommet de Copenhague ? Pour faire court, la reconnaissance du problème du dérèglement climatique, la responsabilité des émissions de CO2 et, in fine, des engagements (forts et chiffrés) pour en réduire les émissions et ses conséquences.

Soyons réalistes, de tels engagements peuvent-ils vraiment se faire sans un changement profond du mode de fonctionnement de notre société ? Tout le monde a compris la nécessité impérieuse de ce changement. Mais qu’est ce qui bloque ?

Revenons rapidement à une autre crise récente, la crise financière. Sans reprendre l’histoire, tout le monde a compris la nécessité que le système financier change de règles. Tout le monde sauf, le système financier qui a déjà repris ses habitudes voire développe de nouvelles possibilités de transactions  automatisées encore plus rapides et reste toujours aussi prompt à trouver des méthodes de contournement des législations nationales dès qu’elles cherchent à reprendre une once de contrôle (l’efficacité des mesures de taxation exceptionnelle évoquées récemment sera intéressante à suivre).

Et si l’échec de Copenhague se résumait à l’incapacité du système capitaliste à se remettre en cause ? Incapable de sortir du modèle de la sacro-sainte croissance mesurée selon des critères qui font d’un accident une source de croissance.

Sans doute mais pas seulement…

Nous avons aussi assisté là à un triste (vrai) épisode politique… D’un côté, trop de chefs d’état pour qu’un seul puisse en tirer la couverture en cas d’une hypothétique avancée… De l’autre, un bras de fer entre grandes puissances, existantes et en devenir, pour affirmer qui tiendra les reines du monde de demain.

Il n’est pas nouveau de constater que nos dirigeants sont incapables d’une vision généreuse et à long terme. Fallait-il être naïf de croire que le sommet de Copenhague y ferait exception ?

Un bien triste constat… Et pendant ce temps, les forces de l’ordre dispersent énergiquement les fauteurs de trouble. Mais qui sont les vrais fauteurs de trouble ?

Chrome OS, une vraie vision ?

Il y a un peu plus d’un an, après mes premiers essais avec Google Chrome, j’évoquais déjà la notion d’un système d’exploitation basé sur Chrome pour exécuter les diverses applications en ligne du même éditeur. Un an après, voici que l’annonce est devenue officielle, Google a annoncé son système d’exploitation dont le cœur est constitué d’un cœur Linux optimisé capable de faire tourner Google Chrome et toutes les applications web sur de nombreuses machines avec une puissance de traitement limitée. Rien de vraiment surprenant donc ici…

Google Chrome

Depuis cette annonce, on assiste à de longs débats à savoir si Google va détrôner Microsoft sur le marché, ô combien lucratif, du marché du PC.

Sans entrer dans de sempiternels débats techniques, je pense que ceux qui alimentent ce genre d’arguments se trompent.

Avant de trancher ce débat, je pense qu’il faut ici faire un parallèle entre les marchés du PC et celui des téléphones portables.

En effet, on constate que l’envol du marché du téléphone portable est notamment poussé par les pays en voie de développement qui ne passent pas par la trop coûteuse case de l’infrastructure téléphonique câblée pour passer directement à celle du téléphone cellulaire. Très logiquement, ces pays vont sans doute passer directement à l’accès mobile à Internet (qui oserait croire à une campagne d’équipement en haut débit quand on voit la difficulté à en équiper les Etats-Unis ?).

Et si le pari de Google était celui-ci ? C’est à dire de parier que le vrai prochain développement d’Internet se trouverait dans les pays en voie de développement qui ne passeraient pas massivement pas la case PC mais directement à la case du terminal mobile connecté à Internet, et ce, pour de multiples raisons. On peut en effet trouver ici de multiples raisons telles que de ne pas entrer dans le jeu de Microsoft qui consiste à alimenter la course au besoin de puissance de traitement ou « le chacun son PC » en pratique, pour de simples raisons financières. Le projet OLPC est aussi passé par là, montrant que les ordinateurs survitaminés n’étaient qu’une histoire de marketing.

Il y a certes de nombreux autres débats à voir Google contrôler un système d’exploitation en ligne mais la question économique n’est pas innocente pour quelques milliards d’utilisateurs futurs…

Google Public DNS

Dans sa frénésie à vouloir un Internet plus rapide (Lire Google vous veut du bien), voici une nouvelle initiative de Google. Google Public DNS se propose de remplacer les fonctions DNS généralement proposées par votre fournisseur d’accès et, bien sur, d’accélérer le service rendu.

Google Public DNS

Le service ici est similaire à celui proposé par OpenDNS mais est dépourvu de fonctionnalités annexes telles que le filtrage DNS. Pour essayer, il vous suffit de configurer vos serveurs DNS avec les adresses 8.8.8.8 et 8.8.4.4. On notera l’effort sur la simplicité des adresses IP.

Pour ma part, je ne note pas une différence de service notable avec celle obtenue avec OpenDNS.

Et si vous optiez pour des finances écologiques ?

A l’approche du sommet de Copenhague sur le changement climatique et à l’heure où chacun se demande ce qu’il peut bien faire à son échelle, pourquoi ne pas opter pour des finances écologiques ?

L’association des deux mots peut paraître saugrenue mais elle ne l’est pas.

Pièces

Explications.

Nous déposons tous des sommes plus ou moins importantes auprès de nos banques. L’histoire récente a montré que les banques utilisaient ces sommes de diverses manières. En effet, pendant du principe des réserves obligatoires, une banque peut prêter une grande partie des sommes reçues en dépôt. Les banques choisiront en général les meilleurs rendements avec des investissements lourds dans l’industrie ou la finance. On ne reviendra pas sur les mécanismes ayant mené à la crise financière de 2008. Certaines banques ont cependant fait le choix d’investissements dans les domaines solidaires ou écologiques. Ainsi, en France, on saluera le positionnement de La Nef et du Crédit Coopératif. Le choix de votre banque a donc un incidence directe sur les investissements réalisés par celle-ci.

Lire le guide Environnement : comment choisir sa banque ? édité par Les amis de la terre.

Vous pensiez ne pas pouvoir faire grand chose à votre échelle, vous vous trompiez…

Google vous veut du bien

Coup sur coup, deux évolutions sur des outils Google pour les webmasters ont été annoncées pour votre bien… enfin, le bien de votre site !

D’un côté, les Google Webmaster Tools s’enrichissent d’une mesure de vitesse d’accès aux sites. Quelques pistes d’optimisation sont alors proposées. On retrouve les sempiternelles optimisations : regrouper les fichiers Javascript, réduire le nombre de requêtes à des domaines différents et la compression Gzip. On se tournera toujours vers l’extension Page Speed pour Firefox pour une analyse plus poussée.

D’un autre côté, l’outil de mesure d’audience Google Analytics propose une modification de son code permettant de ne pas pénaliser les pages suivies par la mise en place d’un suivi asynchrone.  L’effet se remarquera sans doute davantage sur les connexions lentes. C’est tout bête, encore fallait-il y penser…

TED talks about India

TED

I’ve discovered the TED conferences last summer and have to admit I’m quite fund of them. The variety of subjects and the quality of the lecturers make these talks mostly interesting.

I’ve recently stumbled across some highly interesting talks dealing with India and I wanted to shared them.

Here they are:

  • Devdutt Pattanaik: East vs. West – the myths that mystify – Devdutt Pattanaik takes an eye-opening look at the myths of India and of the West and shows how these two fundamentally different sets of beliefs about God, death and heaven help us consistently misunderstand one another.
  • Shashi Tharoor: Why nations should pursue « soft » power – India is fast becoming a superpower, says Shashi Tharoor, not just through trade and politics, but through « soft » power, its ability to share its culture with the world through food, music, technology, Bollywood. He argues that in the long run it’s not the size of the army that matters as much as a country’s ability to influence the world’s hearts and minds.
  • Hans Rosling: Asia’s rise – how and when – Hans Rosling was a young guest student in India when he first realized that Asia had all the capacities to reclaim its place as the world’s dominant economic force. At TEDIndia in November 2009, Hans, managing to coment statistics as a horse race,  graphs global economic growth since 1858 and predicts the exact date that India and China will outstrip the US with a nice comment about the health care system in the US.

Some eye-opening talks about the so called sub-continent (what a dreadful word)…

Libération sur iPhone

Libération arrive (enfin) sur iPhone…

Après la magnifique application du Monde sur iPhone et de ces nombreux concurrents (Le Figaro, Marianne, etc.), le journal Libération lance son application iPhone.

Libération sur iPhone

Si le Monde avait su créer la surprise avec une application très graphique agréable à l’utilisation, Libération arrive ici avec un positionnement original. En effet, son application va plus loin que la simple transposition du journal papier sur un autre support. En effet, l’application profite pleinement des possibilités de nos nouveaux téléphones survitaminés et nous propose de nombreuses originalités. En effet, vous pouvez soumettre vos photos d’actualité, composer et partager une une avec votre propre photo, consulter les unes depuis 1973, écouter radio libé, etc.. Les téléchargements sont parfois longs, la navigation gagne à se faire en WiFi.

Libération table sur l’attrait suffisamment fort de son application pour faire le pari du payant avec des formules au journal ou au mini abonnement. En effet, le téléchargement du journal n’est proposé gratuitement que jusqu’au 6 décembre. A voir les déboires du post.fr, on est en droit de se demander si le modèle publicitaire n’a pas du plomb dans l’aile.

L’application est bien évidemment disponible sur l’App Store.