L’abstention annoncée aux élections européennes est impensable

A moins de dix jours des élections européennes du 7 juin, voici qu’on annonce en France une abstention record de près de 60 %. J’avoue que cela me laisse sans voix. Quelle que soit l’opinion de chacun, on nous répète tous les jours le rôle de l’Europe dans notre quotidien et j’avoue ne pas comprendre la désaffection généralisée face à cette élection.

Il est vrai que le mode de scrutin ne pousse pas à la lisibilité.

Carte d'électeur

En France, le mode de scrutin est, rappelons-le, proportionnel à un tour. Les listes n’ayant pas franchi le seuil des 5 % des voix sont éliminées. Les voix sont ensuite réparties entre les listes restantes selon la méthode de la plus forte moyenne. La France élit 72 députés européens mais, la France étant découpée en huit circonscriptions électorales, c’est donc circonscription par circonscription que se fera l’attribution des sièges : dix pour le Nord-Ouest de la France, neuf pour l’Ouest, neuf pour l’Est, dix pour le Sud-Ouest, treize pour le Sud-Est, cinq pour le Massif central et le Centre, treize pour l’Île-de-France et trois pour l’Outre-mer. Cette méthode favorise clairement les listes ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages.

Pour rendre la chose encore plus obscure, les députés ainsi élus rejoindront des groupes parlementaires européens.

Il faut vraiment s’y intéresser pour commencer à comprendre un tant soit peu ce scrutin. Ce mode de scrutin compliqué et favorisant les listes dominantes serait-il l’explication du manque d’intérêt pour ces élections ?

Il est cependant vital de s’exprimer lors de ce scrutin si l’on ne supporte plus d’entendre à tout bout de champs que tel ou tel loi nous est imposée par l’Europe comme si cela venait d’une autre planète sur laquelle nous n’aurions pas la parole.

Une chose est claire, le 7 juin, j’irai voter.

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Wave vs Bing

La bataille entre les géants du Web a connu aujourd’hui un nouvel épisode. En effet, alors que Microsoft s’apprête à lancer Bing, son nouveau moteur de recherche, avec un budget marketing important (on parle de 80 M$), voici que, lors d’un keynote, Google annonce son prochain outil communicant et collaboratif, Wave.

Alors qu’il ne s’agit que d’une annonce pour un projet encore en développement, le buzz est déjà énorme (article en anglais publié sur ZDNet.com, article complet en anglais publié sur Mashable). Un rapide coup d’œil sur twitter, le parfait outil à buzzer, permet de s’en rendre compte : recherche Wave sur twitter.

La communauté des internautes a sans doute déjà choisi son nouveau chouchou. Gageons que Google n’aura pas à dépenser la même somme pour lancer Wave.

Le WiFi communautaire arrive chez Free

Free annonce l’ouverture d’un réseau Wi-Fi communautaire en transformant les box de ses abonnés en hotspots, comme le fait déjà son concurrent SFR (anciennement Neuf/Cegetel) associé à l’espagnol Fon, pionnier en la matière. Seules les FreeboxHD (V5) sont concernées, soit potentiellement 3 millions de bornes Wi-Fi.

Le réseau est communautaire puisque accessible uniquement aux abonnés ADSL dégroupés du fournisseur d’accès.

Pour bénéficier de cette connexion gratuite à l’extérieur de chez lui, l’abonné doit d’abord s’inscrire en ligne afin d’obtenir identifiant et mot de passe. L’accès au Wi-Fi d’un autre abonné se fait sur une troisième adresse IP. En clair, les deux accès seront totalement distincts. Les abonnés peu partageurs pourront toutefois choisir de désactiver le module WiFi, ils ne pourront pas, en retour, profiter du service et se connecter depuis d’autres Freebox.

Consultation publique sur l’Internet du Futur

Je viens de recevoir l’invitation suivante par mél. Elle devrait en intéresser quelques uns.

Nathalie Kosciusko-Morizet, Luc Chatel et Valérie Pécresse lancent ce jour une consultation publique sur l’Internet du Futur en vue de recueillir l’avis de l’ensemble des acteurs concernés par ce thème : universitaires, chercheurs, grandes entreprises, PME, société civile…

L’Internet est devenu une infrastructure stratégique pour nos sociétés. Le réseau sera amené à évoluer profondément dans les années à venir. Les technologies de l’Internet devront ainsi permettre une meilleure prise en compte de la sécurité et de la qualité de service et permettre le développement de nouveaux usages (comme la mobilité ou l’interconnexion avec le monde physique avec la montée en puissance de l’Internet des Objets). Ces évolutions devront aussi préserver les principes fondamentaux de neutralité, d’ouverture et d’interopérabilité qui ont permis à l’Internet de devenir le principal réseau d’échange d’information.

Ces évolutions seront aussi à la base de la création de nouveaux services et de nouveaux modèles économiques sur les réseaux. Les enjeux de ces évolutions à moyen et long terme sont considérables : essor de nouveaux secteurs d’activité et de nouveaux acteurs industriels et économiques (santé, transport, énergie, environnement, évolutions majeures de chaînes de valeurs pour certaines filières existantes).

Face à ces opportunités majeures de développement économique, la France et l’Europe doivent, comme le font les États-Unis ou le Japon, structurer leurs efforts dans le domaine de l’Internet du Futur : R&D, enseignement-recherche, plateformes de test, normalisation…

Cette consultation porte notamment sur l’identification des thématiques liées au concept d’Internet du Futur (technologies du « cœur de réseau », réseaux d’accès, réseaux spontanés, Internet des objets, contenus, usages et services…), l’organisation de la recherche en France dans ce domaine, la coordination des plateformes d’expérimentation, l’organisation des pôles de compétitivité TICs sur cette thématique, la normalisation, les actions à mettre en œuvre pour préparer l’industrie française à ces changements importants….

Cette consultation permettra la définition d’un plan d’actions destiné à positionner favorablement la France dans le développement de l’Internet du Futur, et favoriser ainsi les retombées économiques et industrielles pour notre pays.

Cette consultation, disponible sur les sites http://www.telecom.gouv.fr/internetdufutur, et http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr est ouverte jusqu’au 13 juillet 2009.

Pour y participer vous devez répondre à un questionnaire à télécharger et à renvoyer.

La Freebox devient client DLNA

La nouvelle mise à jour de la FreeBox apporte le support du protocole uPnP/DLNA. Ces acronymes sonnent barbare à vos oreilles ? Disons pour simplifier que ces protocoles se proposent d’uniformiser la connexion entre équipements multimédia d’un même réseau et d’en assurer la détection et la configuration automatique.

Au moment où LinkSys arrête discrètement la fourniture de ses Media Extenders annoncés au CES de janvier, Free propose une mise à jour de la FreeBox HD permettant la connexion aux serveurs DLNA du réseau. En pratique, il n’est plus besoin de bidouiller avec VLC pour pouvoir jouer par exemple des films stockés sur son ordinateur sur son téléviseur connecté à la FreeBox. Il faut rappeler qu’un serveur DLNA fait partie de Windows Vista mais on pourra lui préférer le serveur DLNA gratuit proposé par Google.

Même si l’usage concerne surtout les passionnés de la technique pour le moment, une telle annonce est rassurante sur la banalisation de ces technologies, enfin !