Pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas

Un article de Rue89 met les pieds dans le plat, Ecologie : pour sauver la planète, les petits gestes ne suffisent pas cite deux récents ouvrages de Gus Speth et d’Hervé Kempf montrant les limites des efforts individuels et prônant une rupture avec le capitalisme.

Dans l’ouvrage de Gus Speth  dont le titre pourrait être traduit par « Le Pont du bout du monde : le capitalisme, l’environnement, et le passage de la crise vers la durabilité », il pose notamment la question suivante : « Comment expliquer ce paradoxe ? La communauté de ceux qui se soucient de l’environnement -à laquelle j’ai appartenu toute ma vie- ne cesse de grandir, de se sophistiquer et d’accroître son influence, elle lève des fonds considérables, et pourtant, les choses vont de pire en pire.« 

La réponse proposée par Hervé Kempf a le mérite d’être claire : « Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. » et d’enfoncer le clou : « Chacun, chaque groupe, pourrait dans son coin réaliser son bout d’utopie. Il se ferait sans doute plaisir, mais cela ne changerait pas grand-chose au système, puisque sa force découle du fait que les agents adoptent un comportement individualiste. (…) L’enjeu n’est pas de lancer des alternatives. Il est de marginaliser le principe de maximisation du profit en plaçant la logique coopérative au cœur du système économique.« 

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