Lancement de Baby Art Shop

A la rubrique copinage, voici une nouvelle boutique en ligne d’art pour enfants.

Thumbnails by Thumbshots.orgBaby Art Shop rassemble des artistes reconnus, certains spécialistes de l’art naïf, d’autres illustrateurs de livres pour enfants. Chaque artiste vous propose ses œuvres originales. Il s’agit exclusivement de modèles uniques, peints à la main. Parmi les premiers artistes à suivre l’aventure, citons Sophie Zazzeroni, Ana Gabriela Moreno Campos, Ourida Dif et Virginie Van Den Bogaert.

Baby Art Shop ne vend aucune reproduction.

L’appel de Cantona

Curieux carambolage dans l’actualité, l’affaire WikiLeaks (lire : Pourquoi le monde a besoin de WikiLeaks) et l’appel de Cantona semblent se télescoper. Simple coïncidence ou signe plus profond ?

L’appel de Cantona semble simpliste (pour casser le système bancaire, retirez vos fonds) et est beaucoup décrié par notre caste dirigeante qui y voit une menace gratuite et irresponsable.

Mais si l’on écoute bien, si Eric Cantona appelle chacun à retirer les fonds de son compte bancaire, il appelle surtout à rendre les manifestations plus efficaces que de simples défilés. En effet, les récentes manifestations nous ont bien montré que les simples rapports de forces déduits d’un nombre aussi important soit-il de manifestants descendus dans la rue ne sont plus d’actualité avec des forces qui naviguent au delà de nos représentations démocratiques et qui dictent leur loi. Le message à envoyer doit donc prendre une forme différente et sans doute plus concrète. La simple évocation du pouvoir de chacun de retirer ses fonds semble déjà susciter une autre résonance. Il est clair que ce type de manifestation ne résout en rien les difficultés actuelles mais il affirme la volonté d’une orientation que nos dirigeants ne semblent plus vouloir ou pouvoir prendre.

Au delà du simple retrait des fonds de votre compte en banque, posez-vous la question de ce que deviennent vos fonds une fois déposés sur votre compte, posez vous la question alors du choix de votre banque et du choix de vos placements. Certaines banques se proposent en effet d’être plus vertueuses en termes de placements. Vos fonds sont alors généralement placés dans l’économie réelle et locale et n’alimentent alors plus la spéculation globale (lire : Terre de liens, pour une économie plus morale). Il revient en effet à chacun de choisir ce qu’il finance avec les fonds qu’il dépose à la banque.

J’en reviens au début de mon billet, le rapport entre l’affaire WikiLeaks et l’appel de Cantona. Un film actuellement à l’affiche le montre mieux qu’un long discours. Inside Job explique comment la crise financière de 2007/2008 s’est produite et pourquoi nous n’en sommes pas sortis. A voir absolument ! Vous comprendrez les conséquences cumulées de l’opacité d’un système et de l’effet de levier appliqué sur les fonds confiés à nos chères banques.

Six ans après une première réflexion sous la forme d’une livre électronique “La convergence c’est le code“, Pierre Bellanger, le fondateur de la radio skyrock, revient avec une réflexion sur le futur de la radio sous la forme d’un livre électronique : “La radio IP : une vision de la radio à l’âge de l’Internet“.

Pierre Bellanger pose ici la question du futur de la radio au vu des bouleversements qu’apportent les nouvelles technologies numériques. Il n’est qu’à voir l’hécatombe d’autres industries n’ayant pas su ou voulu se poser les questions de ces bouleversements et de leurs conséquences. N’a t-on pas vu l’industrie du disque faire une résistance qui, pour certains, paraissait vaine et dépassée alors que de nouveaux challenges s’offraient à elle.

Certains autres combats visant à préserver le modèle de la radio hertzienne peuvent ainsi sembler d’arrière garde. On nommera la décision française d’adopter le DMB pour diffuser à l’avenir la radio sous forme numérique qui semble vouloir réitérer le succès incontestable de la TNT (lire : DMB, la radio numérique à la française, une vraie fausse bonne idée ?).

On pourra ne pas toujours être d’accord avec l’analyse de Pierre Bellanger. Par exemple, “Si donc on achète un CD, ce n’est pas de la musique que l’on achète – parce qu’elle est gratuite par ailleurs -, ce n’est pas un objet – à moins d’être collectionneur – c’est un service!: celui des conditions de la disponibilité de la musique choisie.”, l’assertion de la musique étant gratuite par ailleurs semble un raccourci un peu douteux. De plus, Pierre Bellanger semble prêter beaucoup d’attention au ciblage publicitaire des auditeurs par leur adresse IP. Mais n’est pas Google qui veut pour pouvoir faire un profilage précis des internautes.

Pour ma part, je vois plutôt le mariage de la radio sur Internet avec les réseaux sociaux. Du point de vue du diffuseur, on peut alors être au plus près de l’auditeur et lui fournir un bouquet de services personnalisés et/ou géolocalisés. Il sera à ce titre intéressant de suivre les services proposés avec le lancement de la téléphonie mobile 4G. D’autre part, est-ce vraiment un hasard de voir se multiplier les applications radios sur Facebook développées directement par ou pour les diffuseurs ? La simple acceptation d’une application donne à son fournisseur une quantité d’informations de ciblage qui pourrait concrétiser voire dépasser rapidement la vision de Pierre Bellanger.

Si cela ne semble pas des plus réjouissants, regardez les publicités fournies par Google. Nous y sommes déjà. Seule manque la convergence avec la radio. Google a bien lancé une régie publicitaire dédiée à la radio il y a quelques années mais, semble t-il, un peu trop tôt.

Pourquoi le monde a besoin de WikiLeaks

Cinq grands quotidiens internationaux, dont Le Monde en France, ont hier publié des documents fournis par WikiLeaks. Inutile d’entrer ici dans les détails de ces documents, de nombreux sites le font avec plus d’autorité.

Pour ma part, j’ai été surpris de la levée de boucliers engendrée mais est-elle vraiment si surprenante ?

On a entendu tous les mots dans ces réactions. Des mots très durs, voire violents ont été prononcés mais un seul était curieusement absent : le mot démocratie. En effet, comment nos régimes occidentaux peuvent-ils vraiment s’afficher démocratiques tout en cherchant à masquer à tout prix la vérité sur leur fonctionnement alors qu’ils imposent à tout un chacun des mesures de contrôle sans cesse plus liberticides ? Faites juste quelques achats un peu “louches” avant de voyager aux Etats-Unis et vous êtes fichés. En France, les lois Hadopi et Loopsi mettent nos libertés individuelles sous une pression d’autant plus pernicieuse qu’elle est invisible. On pourrait aussi parler de différents faits divers ayant émaillé l’actualité récente en France où nos dirigeants ne sont jamais responsables lorsque certains écarts sont découverts.

On ne peut pas s’empêcher de faire un rapprochement avec la crise financière où l’on constate tous les jours un profond différent voire une véritable incompréhension entre les soucis des “vrais gens” et les décisions de nos élites dirigeantes dont les soucis sont manifestement d’une nature totalement différente.

Le “peuple” n’est-il pas en droit d’exiger de l’exemplarité de la part de ces dirigeants, à commencer par la transparence ? Le peuple est-il vraiment trop bête pour comprendre la vérité ? Doit-il vraiment être bercé dans la torpeur de l’ignorance ?

De plus, ce devoir de transparence ne devient-il pas impérieux lorsque l’on voit la puissance des groupes de pressions aux Etats-Unis ou en Europe ?

Petit espoir, la récente décision de l’Allemagne demandant aux banques de participer aux risques des emprunts contractés pourrait être vue comme un début de prise de conscience que le “peuple” ne peut pas sans cesse être mis à contribution pour des conséquences de décisions totalement en dehors de sa sphère d’influence.

S’il est grand temps d’une réflexion sur une nouvelle gouvernance, la levée de boucliers ressemble malheureusement à un réflexe corporatiste. Nos moyens modernes permettent pourtant un exercice plus direct de la démocratie.

Voir la vidéo de Julian Assange sur TED : pourquoi le monde a besoin de WikiLeaks.

Application Air France sur iPhone

Air France sur iPhoneUn an après l’application SNCF Direct, voici qu’arrive l’application Air France sur iPhone.

L’application permet de consulter ses réservations en cours ainsi que le solde de son compte de fidélisation Flying Blue. Elle permet aussi l’enregistrement (non testé). L’application semble cependant encore peu mature, tant au niveau graphique (on est ici confronté à une interface proche de celle d’un simple site web) qu’au niveau fonctionnel. On apprécierait par exemple de pouvoir recevoir des notifications en cas de retard sur les vols sur lesquels on est enregistré. Gageons qu’il ne s’agisse que d’une première version, peut être publiée prématurément, et que les versions futures seront plus abouties. Petit hic, il vous faudra activer le trafic de données à l’étranger. Un petit plaisir qui devient rapidement onéreux.

Sans doute un pas de plus vers le billet 100 % électronique, totalement dématérialisé jusqu’à la carte d’embarquement.

Liens :

Anthrax, le fin mot de l’histoire

Si, comme moi, vous vous êtes toujours demandé pourquoi on avait si peu entendu parler des suites des fameuses lettres chargées d’Anthrax expédiées quelques jours après le 11 septembre, voici un sujet de Thema sur Arte qui donne froid dans le dos.

Des courriers piégés au bacille du charbon causant la mort de cinq personnes une semaine après le 11-Septembre, des scientifiques spécialistes de l’anthrax retrouvés morts de façon étrange, des laboratoires privés ultrasecrets manipulant les virus les plus toxiques, des gouvernements investissant des milliards dans la biodéfense… : tous les ingrédients d’un véritable thriller sont réunis dans ce documentaire.” Où l’on touche les risques d’une privatisation à outrance de la recherche chimique.

Google abandonne Wave

Un peu plus d’un an après avoir annoncé Wave et quelques semaines après l’avoir officiellement intégré dans l’offre payante Google Apps, Google profite de la torpeur de l’été pour annoncer l’abandon de Wave.
Tous les geeks regretteront sans doute cette annonce. En effet, quoi de plus geek que d’imaginer un travail collaboratif en utilisant sa tablette iPad, Android ou autre ? Malheureusement, il semblerait que Google Wave n’ait pas séduit au delà de ce fameux cercle de geeks, capables d’adopter tout nouvelle technologie, pourvu qu’elle soit nouvelle.
Fruit d’un développement de l’équipe australienne de Google, Google aurait-il annoncé Wave l’année dernière dans le seul objectif d’opposer une annonce à celle de Microsoft lançant Bing, son moteur de recherche marchant sur le pré carré de Google ? Ceci n’est sans doute pas à exclure.
De nombreuses opinions semblent privilégier la version selon laquelle Google serait passé à l’ère post-web et mettrait la priorité sur le mobile. Il est vrai que de ce côté le potentiel est énorme avec l’arrivée directe des pays émergeant qui ne passent pas par l’étape du web tel que nous le connaissons. Google a ici un rôle à jour avec Chrome et Android (Lire : Chrome OS, une vraie vision ?)
Si tel est le cas, on ne pourra que donner raison aux stratèges de Google tout en regrettant cependant l’abandon d’un produit proposant une approche originale même si elle se cherchait encore. Ceci dit, il ne serait pas très étonnant de voire ressurgir Google Wave sous une forme ou une autre sur les prochaines plateformes. S’il est toujours difficile d’avoir raison trop tôt, certaines innovations permettent cependant de disposer d’une avance pour peu qu’on en ait les moyens…
Et pour vous, que sera la vie sans Google Wave ?

Voilà près de six mois que j’ai franchi le cap du lombricompostage à domicile.

Après six mois, que dire ? Le lombricompostage tient vraiment ses promesses. Passé l’étape psychologique d’accueillir un foyer de vers lombrics chez soi, le lombricomposteur absorbe toutes sortes de déchets ménagers ainsi que quelques matières carbonées telles que le carton sans la moindre odeur ou autre gêne. Au bout de quelques semaines, il en résulte un terreau facilement dispersable dans divers pots de plantes. Le volume extrait par rapport au volume apporté est quand à lui tout à fait étonnant. Et que dire de la bonne conscience ressentie de ne plus alimenter les incinérateurs avec des matières contenant de grandes quantités d’eau et nécessitant donc une énergie importante pour être brulées.

Un petit acte civique qui pourrait avoir de grands effets s’il se généralisait…

Une petite illustration par l’exemple :

Merci à Terre Native pour ses précieux conseils au démarrage.

Nouvel avatar de la refonte de la grille des prochaines des chaînes de Radio France, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre (miracle du podcast) l’arrêt des chroniques Le regard d’Albert Jacquard sur France Culture.
Le motif officiellement affiché ? Sa voix serait inaudible. Mais entend-on une chronique d’Albert Jacquard ou l’écoute t-on ?
Pour ceux qui ne l’auraient pas connue, en voici une, pendant laquelle il annonce, justement, la notification de non reconduction de sa chronique quotidienne.


Chronique d’Albert Jacquard sur France Culture le 12 juillet 2010

Moins médiatisée que l’évolution de la grille des programmes de France Inter, il semblerait que la grille des programmes de France Culture subisse aussi des changements en profondeur.
Merci pour ces chroniques qui nous ont permis de nous sentir un peu moins bêtes…

Le retour de Didier Porte

Une semaine après son éviction de l’antenne de France Inter (Lire J’ai mal à ma France Inter), Didier Porte est de retour… sur Arrêt sur Images sur le même créneau horaire que celui qu’il occupait avec sa chronique le jeudi matin.

Pour retrouver Didier Porte, il suffit de se rendre sur le site d’Arrêt sur images ou de s’abonner au podcast.

Longue vie à cette nouvelle chronique.

Liens :

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