L’effet papillon du volcan islandais
Rédigé le 19/04/2010 par Carl
Nous vivons en ce moment une parfaite illustration de l’effet papillon. Une éruption, jugée peu importante du volcan islandais Eyjafjöll, provoque la perturbation d’une grande partie du trafic aérien européen pendant plusieurs jours.
L’effet papillon est ici créé par la conjonction de l’alerte donnée par le Volcanic Ash Advisory Centre de Londres et l’application par les états européens du principe de précaution. On redoute en effet que les cendres volcaniques n’altèrent gravement le fonctionnement des réacteurs des avions modernes. Or, si l’expérience passée a souvent consisté en catastrophes évitées de peu, les connaissances en ce domaine sont encore assez légères d’où l’application plutôt radicale d’un principe de précaution maximal, sans doute exagéré.
On ne pourra s’empêcher de noter au passage l’importance prise par le transport aérien dans notre vie de tous les jours. Les chiffres de 30.000 vols quotidiens en Europe sont en effet impressionnants et dénotent pour le moins d’une certaine fragilité du transport aérien moderne. D’autres chiffres sont tous aussi impressionnants avec une perte de 200 M$ par jour pour les compagnies aériennes et plus de 100.000 naufragés du transport aérien en quelques heures.
En ces temps où il devient presque anachronique d’acheter un CD, chaque volume de La Planète Bleue fait exception, d’autant plus qu’ils ne sont pas disponibles sur l’offre légale de téléchargement. Le support CD se justifie pleinement ici par la qualité de certaines productions qu’il est plaisant de pouvoir écouter dans toute leur plénitude sans le filtre imposé par une éventuelle compression mp3, sans oublier le riche livret magnifiquement illustré.
D’une consommation monolithique de vinyles puis de CDs avec un bond en qualité évident et perceptible par tout le monde, nous sommes passés à une consommation déstructurée de supports physiques ou dématérialisés voire à une non-consommation avec les diverses possibilités de copie numérique. Or, les professionnels de l’industrie de la musique (musique et appareils de diffusion) ont lancé quelques tentatives pour refaire le coup du CD en proposant de nouveaux supports physiques, bien sur incompatibles. Les lancements laborieux du format SACD (Super Audio CD) puis du DVD Audio nous proposant des bonds théoriques en qualité n’ont manifestement pas touché le public. En effet, qui dispose d’une installation capable de mettre la nouvelle qualité en évidence et quelles sont les productions exploitant vraiment ces nouvelles qualités ? Or voici que la tentative est relancée avec le Blu-ray avec un succès pour le moment plutôt mitigé.
Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, voici un extrait du quatrième de couverture :
Les anciens téléphones deviennent alors un produit inerte dont on ne sait pas trop qu’en faire. Si les commerçants sont à présent obligés de reprendre les anciens appareils à des fins de recyclage, les téléphones sont alors démontés pour en recycler les matières premières. Or, un téléphone en état de fonctionnement est autre chose qu’une somme de matières premières. Ainsi, de nouvelles filières se sont établies pour transformer ce recyclage en récupération en vue d’une “réutilisation”. En effet, si ces téléphones ne nous semblent plus attrayants, ils le restent pour de nombreux pays et certaines sociétés se sont positionnées sur le marché de la récupération de ces téléphones portables. Ces filières se proposent donc de racheter ces téléphones portables en vue d’une remise à niveau et d’une revente.